Ce matin, j’observais les merles dans le jardin. Je vis un bébé merle s’approcher d’un petit ver, que sa mère avait posé sur le sol. Il le saisit, l’engloutit, puis alla se cacher au pied du rosier quelques instants, pour ensuite continuer son investigation. D’autres merles sautaient, voletaient, chantaient. Je me réjouissais de les voir ainsi. Chacun de ces merles était sûr de ce qu’il vivait. Ils me parurent tous à leur place dans ce jardin, jouissant de l’instant présent. Notre Dieu nous demande d’être ainsi, de jouir de ce que l’on vit, en sachant qu’il est présent dans ce que l’on vit.
Mais sommes-nous certains d’être au bon endroit, en tant qu’enfant de Dieu ? Quel est cet endroit ? Où est-il ?
Mieux vaut un jour dans tes parvis que mille ailleurs ; je préfère me tenir sur le seuil de la maison de mon Dieu. (Psaumes 84:10)
Cet endroit est dans les parvis de Dieu, dans le cœur du Père. C’est dans sa présence que nous serons à l’abri, dans la paix, confiants. C’est dans la prière, la louange, l’adoration, la lecture de la Bible que nous serons dans cet endroit voulu de Dieu. Le psalmiste dit même qu’un seul jour dans ses parvis dépassera mille autres que ce monde peut nous donner : rien n’est meilleur que l’amour de notre Dieu pour nous. Venons chaque jour le retrouver, recevoir ce dont nous avons besoin. Nos besoins spirituels n’ont rien de semblable à nos besoins terrestres, mais ils ont besoin, eux aussi, de nourriture quotidienne, qui nous demandera du temps, des choix de vie, des sacrifices. Du trône de Dieu coule un fleuve qui veut nous abreuver, nous guérir, nous remplir de vie. Recherchons cette eau, tous les jours.
Béni soit l’homme qui se confie en l’Éternel, et dont l’Éternel est l’espérance ! Il est comme un arbre planté près des eaux, et qui étend ses racines vers le courant ; il n’aperçoit point la chaleur quand elle vient, et son feuillage reste vert. (Jérémie 17:7-8)
David réclamait la présence de Dieu pour tous les jours de sa vie, car il savait combien c’était bon.
Je demande à l’Éternel une chose, que je désire ardemment : je voudrais habiter toute ma vie dans la maison de l’Éternel, pour contempler la magnificence de l’Éternel et pour admirer son temple. (Psaumes 27:4)
Notre esprit connaît cette saveur ; mais notre chair veut continuer de courir après des tas de choses qui ne la satisferont jamais, comme le matériel, la connaissance, la reconnaissance. Jésus a tout aboli et accompli par la croix et sa résurrection : en cherchant sa présence, nous nourrissons notre esprit de son Esprit, qui nous aidera à faire taire notre chair.
Ceux, en effet, qui vivent selon la chair s’affectionnent aux choses de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’esprit s’affectionnent aux choses de l’esprit. (Romains 8:5-6)
Changeons nos emplois du temps trop occupés, remplis d’activités — mêmes de légitimes activités pour l’Église — pour y placer des rendez-vous quotidiens avec Jésus. Il nous attend, là, dans cet endroit, ce parvis, « ce jardin », plein de sécurité, d’amour. Il veut nous retrouver, car il nous aime. Nous l’aimons aussi ; mais comment lui exprimons-nous notre amour ? Allons le rencontrer chaque jour ! Ne ratons pas ces rendez-vous ! À cet endroit-là, ce que nous recevrons de lui impactera ceux que nous rencontrerons.
Corine