Lorsqu’ils eurent passé, Élie dit à Élisée : Demande ce que tu veux que je fasse pour toi, avant que je sois enlevé d’avec toi. Élisée répondit : Qu’il y ait sur moi, je te prie, une double portion de ton esprit. (2 Rois 2:9)
Dans l’histoire de l’enlèvement d’Élie (2 Rois 2), quelque chose d’important va se passer pour Élisée : il va recevoir, à ce moment-là, la double portion d’onction d’Élie. Effectivement, l’histoire d’Élisée est marquée par plus de miracles que celle d’Élie.
Il y a, chez Élisée, une violence et une détermination à tout abandonner et à suivre l’Éternel, qui sont frappantes. Ce sont les violents qui s’emparent du royaume de Dieu. Ce sont les violents qui saisissent les promesses faites en Christ et les amènent sur la terre. Élisée sait que, sans puissance, il ne peut servir Dieu. Il y a quelque chose, dans l’onction, qui peut rendre jaloux notre entourage. Il existe cette violence qui, dans l’humilité et la foi, nous pousse à réclamer l’équipement pour les démonstrations de l’évidence de la présence de Dieu sur terre. Cette violence nous pousse à dire : je veux cela ! Utilise-moi, Seigneur ! Il y a une différence entre Élisée et tous les autres « fils de prophètes », dont on ne connaît même pas les noms : c’est la détermination à recevoir l’onction d’Élie. Un sur cinquante reçoit l’onction d’Élie. Élisée demande une double portion : il ne s’arrête pas à la simple portion, il veut la même, mais en double.
Nous avons déjà un signe, ici, que l’onction de Jésus coule sur son Corps, alors que le Maître a dit, dans Jean 14:12 : « celui qui croit en moi fera les mêmes œuvres, et même de plus grandes ». Enfin, il est certain que nous sommes bénis grâce à son obéissance, grâce à ses souffrances, grâce à ses mérites ; et que, par la foi, nous avons accès à sa justice et à sa puissance !
Élisée hérite du travail, des persécutions qu’Élie a subis. C’est Élie qui travaille dur, et il accepte de transmettre un héritage à celui qui est violent pour s’en emparer. Notons comment Élisée appelle Élie lors de l’enlèvement de celui-ci : « Élisée regardait et criait : Mon père ! mon père ! Char d’Israël et sa cavalerie » (2 Rois 2:12). Sommes-nous conscients que nous jouissons parfois des bénéfices dus aux durs labeurs de ceux qui ont prié et jeûné avant nous ? De ceux qui ont été persécutés pour leur foi ? Retenons cette leçon de la violence d’Élisée : il a voulu la double onction, il demandait quelque chose de difficile, mais il l’a eue ! Ces grâces ont coûté trop cher à ceux qui ont peiné pour que nous les délaissions. De la même manière, nous avons hérité de l’obéissance de Jésus : c’est lui qui est le pionnier de notre foi.
C’est par son obéissance, ses cris, ses larmes que nous avons hérité, par la foi, de la vie éternelle. Également, du fait qu’il a été glorifié, il a fait descendre sur tous ses héritiers l’onction du Saint-Esprit pour faire les mêmes œuvres que lui. Il a payé trop cher pour que nous délaissions cet héritage. Comme Élie, Jésus a été enlevé ; et pour tous ceux qui croient et continuent de croire, la double onction est réservée. À nous de la réclamer avec détermination. L’Esprit d’Élie est là. Nous sommes bénis comme Abraham l’a été, et pourtant nous vivons souvent comme s’il n’y avait pas eu d’Élie ni d’Abraham. Sans eux, pas d’Isaac, ni de Jacob, ni d’Élisée. L’Éternel est le Dieu des générations ! La promesse demeure, mais peut-être y a-t-il un problème de transmission des pères vers les fils ? Ou bien y a-t-il un problème de réception, de la part des fils, envers les pères ? En ce qui concerne Christ, c’est-à-dire l’Oint, il n’y a aucun problème pour donner : c’est fait !
Prière
Seigneur, merci pour ces pères et mères spirituels que tu m’as donnés ; et merci, car, puisque tu as été enlevé et que tu es assis à la droite du Père, je reçois aujourd’hui ton onction. Comme Élisée, je veux être un violent ; je veux être de ceux qui témoignent par la puissance du Saint-Esprit. Amen !
Jean-Baptiste Lamblin