Pensée

Dieu a donné à l’Église une autorité, nous devons l’exercer... - Jean-Baptiste

Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. (Matthieu 16:18-19)

L’Église s’est souvent comportée comme si elle devait se réfugier derrière ses portes blindées, assiégée par l’enfer, cherchant à se protéger du monde. C’est pourtant totalement l’idée opposée de ce que Jésus est en train de révéler à ses disciples. Il est bien spécifié que ce sont les portes du séjour des morts qui ne prévaudront pas contre l’Église, c’est-à-dire que les puissances diaboliques ne sont pas censées résister à l’avancée et à la mission de l’Église. Jésus nous donne l’image que l’Église qu’il bâtit est en fait un peuple de conquérants, assuré que l’Ennemi doit céder et doit recracher ceux qu’il tient captifs.

Jésus révèle à ses disciples que l’Église est en fait la seule solution pour expulser non pas l’envahisseur romain d’Israël, mais pour chasser les forces sataniques les plus féroces, qui tiennent captifs encore une multitude. Jésus n’a pas révélé la nature de l’Église et son autorité à Jérusalem, ni à Béthanie, ni à Capharnaüm, mais à Césarée. Il est intéressant d’apprendre que Césarée, à l’époque, était connue pour être un haut lieu d’occultisme, que l’on surnommait parfois « l’entrée de l’enfer » ou bien « le séjour des morts » pour signifier l’effroi qu’elle inspirait. C’est dans ce lieu précisément que Jésus a choisi de révéler à ses disciples l’autorité de l’Église sur les puissances sataniques. Il leur dit en somme : « vous savez ce que l’on dit de Césarée et des puissances démoniaques qui y règnent : eh bien, ça ne sera pas un problème pour l’Église que je lève. »

En réalité, c’est l’Ennemi qui a peur de nous, précisément de Christ en nous. Il ne peut pas changer ce que Dieu a créé et décidé, il ne peut pas ôter l’autorité donnée à l’Église, il ne peut pas ôter la position dans laquelle nous sommes en tant que croyants. La seule chose qu’il peut faire, c’est de nous faire croire l’inverse. Il peut tenter de nous faire croire que nous n’avons aucune autorité, aucune clé, aucun mandat, et que c’est à nous de nous protéger. De cette manière, l’enfer n’est pas assailli et peut continuer à manger davantage.

La révélation du Messie nous place dans la position de ceux qui sont à l’offensive et nous donne des clés afin d’ouvrir ou de fermer certaines portes. Quelle est notre réaction lorsque nous réalisons qu’en réalité, c’est l’ennemi qui est défait et qui a peur de nous (Christ en nous) ? Dans Genèse 22:16-17, nous avons la promesse de l’Éternel faite à Abraham, suite à la démonstration de foi et d’adoration qu’il venait de faire en acceptant d’offrir son fils Isaac. Il sera béni, sa descendance se multipliera dans les nations, et sa postérité possédera les portes de ses ennemis, c’est-à-dire que les portes des villes à conquérir seront en leur pouvoir.

Le séjour des morts sera ébranlé, ses portes ne résisteront pas ; l’invasion de l’Église va permettre d’arracher les captifs et d’étendre le Royaume de Dieu sur la terre. C’est réellement l’objet, la mission de l’Église. Pour que le Royaume de Dieu s’étende, il faut que le royaume des ténèbres recule ; et c’est uniquement l’Église qui en a le pouvoir : elle a les clés du Royaume.

Bien souvent, l’Église a regardé le monde comme étant une menace ; or, même si le monde est sous la domination du Malin, Jésus dit que notre champ de mission, c’est le monde : « le champ, c’est le monde ; la bonne semence, ce sont les fils du royaume ; l’ivraie, ce sont les fils du malin » (Matthieu 13:38). Certes, nous devons nous protéger des mensonges et renouveler nos pensées par la Parole de Dieu ; mais c’est dans le monde que nous avons été semés, et c’est dans le monde que nous avons à porter du fruit.

Je te remercie, Seigneur, car j’ai la révélation que tu es le Messie, et que par conséquent tu m’as donné les clés du Royaume. Je te demande pardon d’avoir eu peur de l’influence du monde ; je ne veux pas faire partie de ceux qui se barricadent, mais de ceux qui seront comptés comme tes témoins.

Jean-Baptiste Lamblin