Dans cette époque de moralité relâchée et de trop grande liberté, il peut être nécessaire de dire que la conduite de jeunes gens et de jeunes filles, et de personnes plus âgées aussi, qui « flirtent » à leur gré avec différents partenaires, n’est certainement pas de Dieu. L’affection est une chose trop sacrée pour qu’on joue avec elle. Une personne - et une seule - devrait être admise dans le cercle le plus intime de l’affection humaine ; toutes les autres doivent être tenues à distance. Être légers dans de tels sujets, c’est aller au-devant de désastres moraux. Ce sont les voies de ce présent siècle mauvais, et un croyant ne devrait jamais admettre de tels principes. Ne pas être satisfait d’un seul amour, c’est n’avoir pas connu le vrai amour, et la plupart des divorces n’ont d’autre cause que la légèreté avec laquelle le mariage a été conclu.
Il n’est pas davantage selon Dieu, et c’est un manque de droiture, d’éveiller les affections d’une personne du sexe opposé en lui « faisant la cour », sans aucune intention sérieuse de mariage. Les affections divinement implantées sont choses trop saintes pour qu’on joue avec elles. Il est cruel et faux d’agir ainsi. De telles affections devraient revêtir le caractère le plus noble et le plus sacré, et être considérées ainsi. Un attachement une fois goûté et manifesté ouvertement envers une sœur en Christ devrait, dans le cours normal des choses, conduire à des fiançailles et au mariage.
Toutefois, si l’on s’est engagé précipitamment ou si l’on a commencé une fréquentation et que l’on découvre ensuite que ce n’est pas du tout selon la volonté du Seigneur, il vaut beaucoup mieux rompre que continuer dans cette fausse voie et vivre le reste de ses jours dans l’affliction. Nous ne voudrions certainement pas encourager dans la moindre mesure la pratique de la rupture des fiançailles, mais dans les circonstances que nous venons de mentionner, c’est le mieux qu’il reste à faire. Chacun devrait être exercé devant Dieu et être certain de sa volonté avant de s’engager. Plus d’un déchirement de cœur dû à des fiançailles rompues serait ainsi évité.