Considérez maintenant la terre et la disposition générale des éléments à sa surface, direz-vous que tout s’est constitué seul, par je ne sais quelle combinaison de molécules mues par des forces aveugles ? Prenez l’atmosphère qui entoure notre globe. L’air dont elle est formée et que nous respirons est un mélange de deux gaz dont l’un entretient la vie, mais qui seul la détruirait bientôt ; tandis que l’autre, irrespirable seul, tempère la brûlante action du premier. Qui les a mélangés en proportions convenables pour qu’ils servent à la respiration ? L’oxygène de l’air, aspiré dans les poumons, vient y brûler les débris organiques charriés par le sang. L’acide carbonique, exhalé dans l’air, est absorbé par les plantes qui le décomposent et renvoient l’oxygène. Qui donc a réglé ce jeu merveilleux d’absorption et de reconstitution, de manière que les proportions des deux gaz restent les mêmes ?
Qui est-il, l’habile constructeur qui, sans machines, par les moyens les plus simples, a orchestré toutes les lois de la nature ? Est-ce le hasard ?
Quel est l’artisan qui a couvert et orné la terre d’herbes, de plantes et d’arbres dont les espèces se comptent par centaines de milliers ? Chaque espèce a sa semence qui reproduit la même espèce. Qui maintient les espèces ? Qui a formé les fleurs, de couleurs et de parfums multiples ? Qui fait porter aux arbres les milliers de fruits, d’aspects et de goûts si différents ? Direz-vous encore que c’est le hasard ? Allez-vous prétendre que tous ces organismes divers proviennent d’une cellule, qui s’est développée, et peu à peu, a produit les plantes et les animaux ? Encore faudrait-il dire d’où vient cette cellule, qui lui a donné la puissance vitale pour se développer en formes si variées. D’où vient que cette évolution, ces transformations, ne se produisent plus ? L’évolution n’est qu’une hypothèse et non un fait. Personne ne l’a constatée. Ce qui est un fait placé sous nos yeux, c’est que plantes et animaux existent et se reproduisent selon des lois constantes. Encore une fois, qui les a établies ? Qui veille à leur conservation ? Qui maintient l’univers dans son état de stabilité ? Les richesses du sous-sol de la terre nous parlent aussi d’une puissance et d’une sagesse qui ont tout disposé en vue des besoins de l’homme.
Que conclurons-nous de ces faits ? — Qu’il y a un Dieu, un Dieu personnel et tout-puissant, une Intelligence suprême, un Créateur du monde matériel et du monde des intelligences qu’il éclaire.