Enseignement

Réfléchissez avant de frapper! - Derek Prince

Il y a quelques années, j’ai écrit au service forestier américain du ministère de l’agriculture pour obtenir des informations sur les feux de forêt. Les documents que j’ai reçus étaient accompagnés d’une lettre signée par le directeur du contrôle des incendies.

Il écrivait : « Cette année a été une année particulièrement difficile avec de nombreux feux et beaucoup de pertes. En trente-six ans d’exercice de protection par le Service National des Forêts, nous n’avons jamais eu autant d’hectares brûlés ; environ 14 500 feux de forêt ont ravagé 225 000 hectares. » Voilà qui totalise presque trois cents incendies de forêt par semaine ! J’imagine qu’un hectare de bois peut normalement valoir environ 2000 dollars, ce qui signifierait que, uniquement durant cette année, plus d’un demi-milliard de dollars de bois a été détruit aux États-Unis.

Le paragraphe final de la lettre ajoutait : « À l’est des États-Unis, la plupart de ces incendies sont causés par des personnes (en fait, neuf feux sur dix) et pourraient être évités. Nous apprécions beaucoup l’intérêt de ceux qui, comme vous, cherchent à prévenir ces incendies en étant prudent avec le feu et en conseillant aux autres de faire de même. »

Je n’avais pas indiqué mes motivations en leur écrivant. Tout en encourageant complètement les efforts de préservation des forêts américaines et en estimant que je ne perdrais pas mon temps en préconisant la prévention des incendies, mon but était d’abord d’obtenir quelques informations pour mon enseignement.

Beaucoup ont déjà vu le poster représentant Smokey l’ours avec le slogan : « Vous pouvez empêcher l’incendie ! » Il en existe encore un meilleur qui dit « Réfléchissez bien avant de frapper ! », ce sera le titre de mon message. Si vous ne l’avez pas encore deviné, mon thème est celui de la langue. Parmi le peuple chrétien, les dégâts causés à l’héritage de Dieu par la langue des croyants sont infiniment plus sérieux que le demi-milliard de dollars perdu dans l’héritage naturel à cause des incendies de forêts. S’il est important de prévenir les feux de forêt, il est alors considérablement plus important de prévenir les incendies qui dévorent des domaines entiers de l’héritage du peuple de Dieu, les laissant dans un désert calciné. La vérité demeure exactement la même : vous pouvez empêcher l’incendie !

L’ordonnance divine

Si ton frère a péché, va et reprends-le entre toi et lui seul. S’il t’écoute, tu as gagné ton frère. Mais, s’il ne t’écoute pas, prends avec toi une ou deux personnes, afin que toute l’affaire se règle sur la déclaration de deux ou de trois témoins. S’il refuse de les écouter, dis-le à l’Église ; et s’il refuse aussi d’écouter l’Église, qu’il soit pour toi comme un païen et un publicain (Matthieu 18:15-17)

Le terme Église ne se trouve que dans deux passages des quatre évangiles, aux chapitres 16 et 18 de Matthieu. Sans nous attarder beaucoup sur les détails, il est clair pour moi que le passage de Matthieu 16 se réfère à l’Église universelle. Il dit que l’entrée dans cette Église se concrétise par le fait de reconnaître et de confesser que Jésus-Christ est le Fils du Dieu vivant ; c’est ce qui essentiellement permet à une personne de faire partie de l’Église universelle. Dans Matthieu 18, le terme Église se réfère au corps local des croyants se trouvant dans un endroit déterminé ; dans le contexte de l’enseignement donné, il ne pouvait évidemment se référer à l’Église universelle, car les paroles de Jésus sont « dis-le à l’Église » ; pour pouvoir en informer l’Église universelle, il aurait alors fallu un rassemblement de tous les croyants de tous les continents et de toutes les îles !

Dans Matthieu 16, Jésus établit la vérité fondamentale pour l’Église universelle, et dans Matthieu 18, il énonce une vérité tout aussi essentielle pour l’Église locale ; ces deux vérités étant aussi importantes l’une que l’autre. Jésus nous dit ce qu’il faut faire si un croyant nous offense, commettant quelque chose qui n’est ni juste, ni correct, ni justifié, en paroles ou en action.

Tout d’abord, nous devons aller vers le frère qui nous a offensés. Ensuite, s’il ne nous écoute pas, nous devons prendre deux témoins de confiance, afin que toute l’affaire se règle sur leur déclaration. S’il refuse de les écouter, nous n’avons pas le choix ; il n’y a qu’une seule autre possibilité, nous devons présenter le cas à l’Église locale, c’est ce qui nous est demandé.

Tout croyant qui, à la fin de ce processus, refuse de se soumettre à la décision de l’église, renonce à son droit d’être considéré en tant que frère chrétien. À partir de là, jusqu’à ce qu’il se repente, il doit être traité « comme un païen et un publicain ».

Connaissez-vous beaucoup de chrétiens ayant suivi ce processus jusqu’à la fin ? J’ai pu observer que cette exigence simple et primordiale permettant à l’église locale de vivre dans l’ordre établi a été systématiquement mise de côté par quatre-vingts ou quatre-vingt-dix pour cent des chrétiens, la plupart n’envisageant pas même la possibilité d’obéir à ce que Jésus nous demande. S’ils sont offensés par quelqu’un, ils s’empressent d’aller vers n’importe qui d’autre pour commencer à parler de la personne qui les a offensés. Nous n’avons pas le droit de faire cela et, si nous le faisons, nous sommes coupables.

J’aimerais encore souligner le fait que cette situation comporte deux aspects. Quand il y a meurtre, on appelle la personne responsable du crime un meurtrier, mais il peut y avoir aussi un complice. Après le meurtre, un complice est celui qui aide le malfaiteur en cachant par exemple l’arme du crime ou en cachant certaines informations à la police. De même, si un frère dans la foi vient vers moi et commence à en poignarder un autre dans le dos avec des paroles, je deviens complice du crime si je l’écoute.

Beaucoup n’iraient pas parler à un autre d’une personne qui les a offensés, mais ils prêteront une oreille attentive si on leur parle. Par exemple, quand le croyant A va vers le croyant B pour se plaindre du croyant C, le croyant B l’écoute ; puis il va vers le croyant D en disant : « Sais-tu ce que le frère A m’a dit du frère C ? » Le feu fait déjà rage et nul ne peut l’arrêter ! Qui sait combien de vies et de foyers, combien de ministères et de congrégations seront dévastés par ce feu ? Ce n’est pas une mince affaire. En priant et en méditant, je suis arrivé à la conviction que Jésus a énoncé la chose indispensable, celle qui est essentielle afin de permettre à la vie et aux relations de l’église locale de maintenir l’ordre établi. Tout le reste est secondaire par rapport à l’importance de la mise en pratique de ce commandement. Je suis arrivé à la conclusion que vous pouvez parler et enseigner tant que vous voulez sur l’ordre dans l’Église, la discipline, la structure, les anciens et les apôtres, tout cela peut paraître bien beau mais ne fonctionnera que lorsque ce principe de Jésus sera appliqué.

Le pouvoir de la langue

Jacques 3:1-10 étudie la nature de la langue.

Mes frères, qu’il n’y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement. Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu’ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier. Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote. De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! La langue aussi est un feu ; c’est le monde de l’iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne. Toutes les espèces de bêtes et d’oiseaux, de reptiles et d’animaux marins, sont domptés et ont été domptés par la nature humaine ; mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. (Jacques 3:1-10)

Jacques affirme : « Si quelqu’un ne bronche point en paroles, c’est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride. » En d’autres termes, si vous pouvez contrôler votre langue, vous êtes capables de maîtriser tous les autres membres de votre corps.

Concernant la maîtrise de la langue, Jacques utilise deux comparaisons, celle du mors dans la bouche du cheval et celle du petit gouvernail des navires. Dans la Bible, le cheval est toujours symbole de force ; il suffit de contrôler sa bouche, pour diriger le corps tout entier de ce puissant animal, le mors seul le fera arrêter ou tourner.

De la même façon, un navire est contrôlé par un petit morceau de bois ou de métal, le gouvernail. Le sort du bateau dépend de ce petit instrument à sa poupe ; s’il est utilisé correctement, le navire sera conduit à bon port, mais s’il n’est pas bien manoeuvré, le naufrage est certain. Il en est de même pour la langue, employée correctement, elle vous conduira au ciel, mal utilisée, elle vous emmènera tout droit en enfer.

« Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt ! » Dans la marge de ma Bible, il est écrit : « Une si grande quantité de bois embrasée par un si petit feu ! » Une seule petite allumette suffit pour anéantir des hectares de bois ; de même, une phrase qui n’aurait pas dû être prononcée peut produire des dégâts semblables dans l’Église de Jésus-Christ.

« Mais la langue, aucun homme ne peut la dompter ; c’est un mal qu’on ne peut réprimer ; elle est pleine d’un venin mortel. Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l’image de Dieu. » Nous pouvons chanter dans l’Esprit comme un ange, et une demi-heure plus tard, sur les marches de l’église, fusiller quelqu’un en déshonorant son caractère.

Nous devons conclure avec Jacques : « Il ne faut pas, mes frères, qu’il en soit ainsi. »

J’aimerais souligner la double responsabilité qui est la vôtre, pas seulement celle de ne pas offenser de manière active en propageant de mauvaises choses au sujet de vos frères et soeurs dans la foi, mais aussi celle de ne pas offenser en écoutant passivement ceux qui font de telles choses, car si vous écoutez, vous êtes coupable. Tout en gardant cela à l’esprit, voici une liste de passages bibliques sur le thème de la langue.

Exode 23:1 :

Tu ne répandras point de faux bruit. Tu ne te joindras point au méchant pour faire un faux témoignage. (Exode 23:1)

Remarquez les deux aspects : vous ne devez pas commencer à répandre de faux bruits, et vous ne devez pas non plus vous associer à celui qui le fait ; ce serait donner la main au méchant en étant un faux témoin.

Lévitique 19:16 :

Tu ne répandras point de calomnies parmi ton peuple (qui est-il ? Le peuple de Dieu !). Tu ne t’élèveras point contre le sang de ton prochain. (Lévitique 19:16)

Si vous répandez ou recevez des accusations non vérifiées contre votre prochain, vous êtes tout aussi coupable envers son sang que si vous aviez rendu un faux témoignage contribuant à son exécution.

Psaume 15:1-3 :

Ô Éternel ! Qui séjournera dans ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ? Celui qui marche dans l’intégrité, qui pratique la justice et qui dit la vérité selon son coeur (en tant que chrétiens, nous avons le devoir de prononcer avec nos lèvres ce qui est dans notre coeur ; nous ne pouvons pas dire une chose tandis que nous en pensons une autre ; si ce n’est pas la bonne chose qui occupe notre coeur, nous avons l’obligation de ne pas l’y garder). Il ne calomnie point avec sa langue, il ne fait point de mal à son semblable et il ne jette point l’opprobre sur son prochain. (Psaumes 15:1-3)

Nous ne devons ni médire avec notre langue (attitude active), ni non plus jeter l’opprobre sur notre prochain (attitude passive). Quand quelqu’un vient à nous pour le faire, c’est quelque chose que nous ne devons pas recevoir.

Proverbes 6:16-19 nous donne six choses que l’Éternel déteste, et même une septième qui lui est abominable :

Remarquez que parmi ces sept choses, au moins trois (numéros 2, 6 et 7) ont affaire avec le mauvais usage de la langue.

Proverbes 18:21 est extrêmement court et simple : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue. » Vous pouvez communiquer la vie et vous pouvez aussi communiquer la mort, simplement avec votre langue. Dans Jérémie 18:18, les ennemis de Jérémie disent de lui : « Venez, tuons-le avec la langue ; ne prenons pas garde à tous ses discours ! » Il est possible de frapper une personne avec la langue, jusqu’au point de la faire mourir. Plus d’un serviteur consacré de Jésus a été littéralement tué par la langue du peuple de Dieu.

Proverbes 26:20 : « Faute de bois, le feu s’éteint ; et quand il n’y a point de rapporteur, la querelle s’apaise. » Il ne peut y avoir de querelles au sein du peuple de Dieu sans rapporteur.

Lisons maintenant dans le Nouveau Testament 1 Timothée 5:11-13 qui présente la situation des veuves et la responsabilité de l’église envers elles.

Mais refuse les jeunes veuves ; car, lorsque la volupté les détache du Christ, elles veulent se marier et se rendent coupables en ce qu’elles violent leur premier engagement. Avec cela, étant oisives, elles apprennent à aller de maison en maison ; et non seulement elles sont oisives, mais encore causeuses et intrigantes, disant ce qu’il ne faut pas dire. (1 Timothée 5:11-13)

Mesdames, avez-vous déjà rencontré quelqu’un comme cela ? Imaginez la situation suivante : vous avez mis les enfants à l’école et votre mari est parti au travail. Vous avez juste passé l’aspirateur, fait les lits et nettoyé la maison quand on sonne à la porte. C’est l’une de vos voisines ; à votre surprise, elle tient dans ses bras un grand sac de papier brun un peu détrempé, duquel émanent des relents qui n’ont rien d’appétissant. Un coup d’oeil vous permet d’apercevoir des restes de nourriture, du marc de café, des coquilles d’oeuf, des kleenex usagés, etc. Alors que vous restez là en la regardant, elle déverse entièrement ce grand sac sur le sol de votre salon. Qu’allez-vous faire ? Louer le Seigneur ?

Savez-vous ce que je ferais ? Je m’exclamerais : « S’il vous plaît, je ne veux pas de vos ordures dans mon salon, voici la porte, emportez-les là où elles doivent être ! Je ne veux pas que ma maison soit empestée ! » Une fois la voisine partie, j’utiliserai vite un de ces produits aérosol pour assainir toute la pièce. Nous aussi, nous avons un purificateur d’atmosphère, la louange !

Si une telle situation se présentait vraiment, la plupart d’entre nous ne craindrions pas de paraître peu religieux en osant dire à cette personne d’aller déposer ses ordures ailleurs ; mais quand il s’agit des péchés de la langue, nous sommes si religieux que nous avons peur d’offenser notre interlocuteur. Nous épargnons la sensibilité du rapporteur et nous endommageons le reste du corps de Christ ! Cela me semble être le contraire même de la logique, c’est-à-dire tout à fait aberrant ; si quelqu’un doit souffrir, que ce soit le coupable !

L’Église aujourd’hui est si complaisante en acceptant presque tout ce qui relève d’un comportement idiot, erroné et même immoral que nous avons empuanti le monde. Je dirais que l’un des problèmes majeurs de la vie séculière aux États-Unis est sa permissivité. L’Église est le sel de la terre, mais si le sel a perdu sa saveur, il n’existe plus rien capable de redonner du goût au monde. Savez-vous pourquoi les États-Unis sont remplis d’êtres immatures aux mauvaises manières, indisciplinés et ingrats ?

Parce que dans la maison de Dieu, ses enfants sont des gosses aux mauvaises manières, indisciplinés et ingrats. Ce que l’Église est au spirituel, la nation le devient au naturel. Enfin, dans 1 Pierre 4:15, nous lisons : « Que nul de vous, en effet, ne souffre comme meurtrier, ou voleur, ou malfaiteur, ou comme s’ingérant dans les affaires d’autrui. » Remarquez que celui qui s’ingère dans les affaires d’autrui est dans la même liste que le meurtrier, le voleur et le malfaiteur - il est tout aussi coupable et tout aussi dangereux.

La langue et les pensées

Alors que je soulignais l’action malfaisante de la critique et des ragots, un frère s’est exclamé : « Eh bien alors, de quoi allons-nous parler ? » Je dirais qu’il était peut-être un peu plus honnête que la plupart de ceux qui avaient pensé la même chose sans l’exprimer.

Tout d’abord, nous devons réaliser que ce dont nous parlons ne peut pas être séparé de ce que nous cogitons. Ce que nous disons est largement le produit de ce que nous pensons, et réciproquement, notre façon de penser est influencée par ce que nous disons, il y a corrélation. Un ange aurait dit une fois à un serviteur de Dieu : « Les pensées des hommes résonnent aussi fort dans le ciel que leurs voix sur la terre. » Si les pensées qui ont été les vôtres durant les dernières six heures étaient projetées sur un écran, seriez-vous dans l’embarras ? Il ne devrait pas y avoir de différence entre ce que vous pensez et ce que vous dites. Je devrai dire ce que je pense et penser ce que je dis. Si quelque chose ne doit pas être dit, alors ce ne doit pas être pensé non plus. Ce que nous devons exprimer est donc aussi ce à quoi nous devons penser, les deux sont liés.

J’aimerais mentionner plusieurs choses auxquelles nous devrions penser et dont nous devrions parler. Tout d’abord, ma préférée, dans Josué 1:8 : « Que ce livre de la loi ne s’éloigne point de ta bouche ; médite-le jour et nuit, pour agir fidèlement selon tout ce qui y est écrit ; car c’est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c’est alors que tu réussiras. » À quoi devons-nous penser ? À la parole de Dieu. Sur quel fondement allons-nous agir ? Sur la parole de Dieu. Que devons-nous formuler de notre bouche ? La parole de Dieu. Quel sera le résultat ? Nous aurons du succès dans nos entreprises et nous réussirons. Les règles de la réussite sont une pensée correcte, des paroles correctes et des actions correctes. Il est impossible de penser médiocrement et de vivre correctement.

Psaume 5:1 : « Prête l’oreille à mes paroles, ô Éternel ! Considère ma méditation. » (Darby) Ce qui me touche profondément, c’est que David invite le Seigneur à sonder ses pensées. Ce qui m’émeut aussi beaucoup est le fait que Dieu soit si plein de grâce qu’il écoute ce que je pense. Ce n’est pas seulement les mots de ma prière, mais ce sont les méditations de mon coeur qu’il entend.

Psaume 16:9 : « C’est pourquoi mon coeur se réjouit (la version anglaise dit : c’est pourquoi ma gloire se réjouit), et mon âme s’égaie ; même ma chair reposera en assurance. » Quand le psalmiste dit : « ma gloire se réjouit », que veut-il dire ? Dans Actes 2:26, nous trouvons un verset qui interprète un autre verset : « Aussi mon coeur est dans la joie, et ma langue dans l’allégresse. » Là où David dit « ma gloire », Pierre dit « ma langue ». Notre langue est notre gloire car elle est l’instrument et le membre du corps par lequel nous pouvons le mieux glorifier Dieu ; elle a été mise dans notre bouche avec un but suprême : glorifier Dieu ! Tout ce qui sort de notre bouche et qui ne glorifie pas Dieu est un mauvais usage de la langue. Quand nous recevons le baptême du Saint-Esprit, la langue devient vraiment notre gloire. Lorsqu’un croyant prête sa langue à l’Esprit pour s’exprimer en langues, il ne prononce jamais un mot qui n’est pas à la gloire de Dieu.

Psaume 29:9 : « La voix de l’Éternel fait faonner les biches, et dépouille les forêts ; et dans son temple tout dit, Gloire ! » C’est dans son temple, que tout crie « Gloire ! ». Si vous êtes dans son temple - le Corps de Christ - vous proclamez sa gloire.

Psaume 34:1-3 : « Je bénirai l’Éternel en tout temps ; Sa louange sera toujours dans ma bouche. Que mon âme se glorifie en l’Éternel ! Que les malheureux écoutent et se réjouissent ! Exaltez avec moi l’Éternel ! Célébrons tous son nom ! »

Psaume 35:28 : « Et ma langue célébrera ta justice, elle dira tous les jours ta louange. »

Psaume 71:24 : « Ma langue chaque jour publiera ta justice, Car ceux qui cherchent ma perte sont honteux et confus. »

Psaume 77:12 : « Je parlerai de toutes tes oeuvres, Je raconterai tes hauts faits. »

Psaume 104:34 : « Je parlerai de toutes tes oeuvres, Je raconterai tes hauts faits. »

Psaume 145:1-12 : « Je t’exalterai, ô mon Dieu, mon roi ! Et je bénirai ton nom à toujours et à perpétuité. Chaque jour je te bénirai, Et je célébrerai ton nom à toujours et à perpétuité. L’Éternel est grand et très digne de louange, Et sa grandeur est insondable. Que chaque génération célèbre tes oeuvres, Et publie tes hauts faits ! Je dirai la splendeur glorieuse de ta majesté ; Je chanterai tes merveilles. On parlera de ta puissance redoutable, Et je raconterai ta grandeur. Qu’on proclame le souvenir de ton immense bonté, Et qu’on célèbre ta justice ! L’Éternel est miséricordieux et compatissant, Lent à la colère et plein de bonté. L’Éternel est bon envers tous, Et ses compassions s’étendent sur toutes ses oeuvres. Toutes tes oeuvres te loueront, ô Éternel ! Et tes fidèles te béniront. Ils diront la gloire de ton règne, Et ils proclameront ta puissance, Pour faire connaître aux fils de l’homme ta puissance Et la splendeur glorieuse de ton règne. »

Voilà de quoi converser ! Vous ne serez pas à court de paroles après cinq minutes de conversation si vous suivez cette recette !

Considérons encore deux ou trois passages du Nouveau Testament. Actes 2:3 : « Des langues, semblables à des langues de feu, leur apparurent, séparées les unes des autres, et se posèrent sur chacun d’eux. » Ce qui s’est passé, c’est qu’une nouvelle sorte de feu est descendue du ciel. La langue de l’homme naturelle est embrasée par l’enfer, mais par le baptême de l’Esprit, la langue du croyant est embrasée par le ciel ; la différence est aussi grande que celle qui existe entre le ciel et l’enfer.

Actes 2:46-47 : « Ils étaient chaque jour tous ensemble assidus au temple, ils rompaient le pain dans les maisons, et prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de coeur, louant Dieu, et trouvant grâce auprès de tout le peuple. Et le Seigneur ajoutait chaque jour à l’Église ceux qui étaient sauvés. » Chaque maison était remplie avec des louanges à Dieu, personne n’avait le temps de parler des choses négatives, tous étaient si occupés avec les bonnes choses !

Je ne veux pas dire qu’il n’y a jamais besoin de parler de choses déplaisantes ; parfois, cela est nécessaire, mais nous n’avons pas besoin de nous appesantir sur ces sujets. Nous n’avons pas besoin de publier ce qui est désagréable, ni de le claironner, ni de transporter les ordures de maison en maison. Nous faisons face aux réalités, nous nous occupons des faits en tant que tels et quand nous l’avons correctement solutionnée, l’affaire est bouclée et personne n’a le droit de la réouvrir. C’est ce qui fait la beauté d’une discipline correcte dans l’Église ; une fois le problème solutionné, le sujet est clos. Malheureusement, quand la plupart des chrétiens s’occupent d’une difficulté, ils l’amènent à prendre une telle ampleur qu’on ne peut plus refermer le cas.

Pour terminer, lisons Philippiens 4:8 : « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées. » Sur ce fondement, Paul promet que « la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées ». La paix dans notre coeur et dans nos pensées dépend largement de notre engagement à penser et à prononcer ce qu’il faut.

Dieu nous a donné une langue pour le glorifier et il veut que nos coeurs et nos langues soient unis afin de proclamer sa gloire. Au sein de l’église locale, il a indiqué le moyen d’arrêter les abus de la langue. Sur chacun de nous repose la responsabilité de ne pas mal parler d’un frère ou d’une soeur, ni d’écouter un mauvais rapport à leur sujet, mais plutôt d’appliquer les différentes étapes que Jésus nous a données pour solutionner le problème des offenses.

Et souvenez-vous que vous êtes celui ou celle qui peut prévenir les incendies capables de dévaster l’héritage de Dieu. Réfléchissez avant de frapper !

Derek Prince