Enseignement

Le chrétien et le mariage

Après avoir établi les grands principes de la vie chrétienne, l’apôtre traite de leur application au croyant, dans les diverses relations où il se trouve, en particulier la famille et la société.

Les exhortations pratiques et le devoir d’obéissance

Les exhortations pratiques données aux Colossiens sont à rapprocher de celles de la lettre aux Éphésiens (Éphésiens 5:22 – 6:9). Toutefois, elles sont plus détaillées pour ces derniers, car le sujet est élargi et élevé au niveau des desseins de Dieu envers Christ et son assemblée.

Dans les deux lettres, six catégories de personnes (associées en trois groupes de deux) reçoivent une exhortation en rapport avec leur situation :

Dans tous les cas, l’exhortation est d’abord adressée à ceux à qui l’obéissance est demandée (femmes et enfants dans la famille ; esclaves ou subordonnés dans la société). C’est un principe moral important, dans un temps où toute forme d’autorité est remise en cause. Toutes les exhortations sont rapportées au Seigneur. Non seulement Il est le Chef de l’assemblée, la Tête du corps, mais Il est le Seigneur de chaque croyant, Celui à qui toute obéissance est due. Mais le respect de toutes les formes d’autorité dans la famille ou dans la société est aussi une preuve de soumission à Christ. Il est pour nous le modèle parfait de l’homme obéissant. Vrai serviteur de l’Éternel, Il a « appris l’obéissance par tout ce qu’il a souffert », pour devenir « obéissant jusqu’à la mort » (Hébreux 5:8 ; Philippiens 2:8). Seigneur sur toutes choses, Il s’est constitué esclave volontaire et demeure serviteur à toujours (Deutéronome 15:16-17 ; Luc 12:37).

Le mariage ; les épouses : v. 18

L’affection est naturelle à la femme ; aussi n’est-elle pas exhortée, sauf une seule fois, à aimer son mari (Tite 2:4). Il convient dans le Seigneur qu’elle lui soit soumise. Comme Christ est le Chef de l’assemblée, le mari est le chef de la femme (1 Corinthiens 11:3 ; Éphésiens 5:23). Créée pour être l’aide de son mari, Adam (Genèse 2:18), la femme, Ève, a été placée dans une position de soumission vis-à-vis de lui, après la chute en Éden : « Ton désir sera vers ton mari, et lui dominera sur toi » (Genèse 3:16). Ce n’est pas une place d’infériorité, encore moins un esclavage, comme l’imposent certaines religions humaines ou coutumes rétrogrades, pour la dégradation de la femme. Pour autant, la femme n’a pas une position égale à celle de l’homme, ni dans le foyer, ni dans le monde, ni même dans la vie de l’assemblée sur la terre (1 Corinthiens 14:34). Il demeure que, spirituellement en Christ, il n’y a ni homme, ni femme. C’est dans la gloire céleste que se réalisera pleinement cette pensée divine.

Le mariage ; les maris : v. 19

L’affection et la douceur sont demandées au mari à l’égard de son épouse. Le sens des responsabilités, la pression de la vie et même les penchants de son cœur naturel peuvent le rendre indifférent et même dur. Plus faible dans son corps et plus délicate dans ses sentiments, une femme a besoin de délicatesse et d’affection. Que le mari chrétien n’oublie jamais que la mesure de l’amour qu’il doit porter à sa femme est celle de Christ pour son assemblée, sans bornes, ni limites ! L’intimité des relations de famille peut être l’occasion de manifester tout ce qu’il y a de plus fâcheux dans la nature humaine. Mais la grâce de Christ agissant dans les chrétiens peut conférer à de telles relations une valeur et un parfum que n’aurait pas permis même l’état d’innocence.

Le chrétien dans la famille : 3:20-21

L’apôtre se tourne maintenant vers le foyer du chrétien, sa maison sur la terre, qu’il est invité à conduire soigneusement, de la même manière qu’il est exhorté à se conduire dans la maison de Dieu (1 Timothée 3:5 ; 15).

En premier lieu, l’obéissance est demandée aux enfants. Le refus de la soumission aux parents était un signe distinctif de la corruption païenne, comme il l’est maintenant de l’apostasie morale des derniers jours (Romains 1:30 ; 2 Timothée 3:2). Les foyers chrétiens doivent montrer la différence. Là, les enfants doivent l’obéissance à leurs deux parents (père et mère), « en toutes choses » (v. 20). Le motif profond est de plaire au Seigneur. Du côté des parents, seuls les pères sont invités à ne pas irriter leurs enfants, pour ne pas les décourager. Tel serait le résultat d’une sévérité excessive. La manière dont Dieu s’occupe de ses enfants dans sa famille céleste est le modèle de ce que doit être la conduite des pères à l’égard de leurs enfants (Hébreux 12:7 ; 9). La fermeté dans l’amour et la droiture engendrent le respect. Une dureté paternelle excessive peut refroidir les affections des enfants, et les pousser à chercher dans le monde le bonheur qu’ils ne trouvent pas dans leur famille. Au contraire, le foyer chrétien doit être un lieu de refuge où les enfants, grandissant dans la faiblesse, trouvent la protection contre les dangers et l’atmosphère délétère du monde.

Si Christ est reconnu, la famille est un précieux foyer de douces affections, où le cœur est élevé dans les liens que Dieu lui-même a formés… liens qui, en nourrissant les affections, préservent des passions et de la volonté propre.

a écrit un croyant.

Source : bible-notes.org