Enseignement

Désirer ardemment la Parole de Dieu

Le propre de la nouvelle nature en Christ est de « désirer ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel » (1 Pierre 2:2). Imitons l’exemple du prophète qui pouvait dire : « Tes paroles se sont-elles trouvées, je les ai mangées ; et tes paroles ont été pour moi l’allégresse et la joie de mon cœur » (Jérémie 15:16) ! Y a-t-il en chacun de nous un « ardent désir » de nous nourrir de la Parole ? S’il fait défaut, notre vie spirituelle dépérira, au lieu de s’enrichir ; ce sera une perte pour nous mais aussi pour l’assemblée, car l’état spirituel de chacun des membres du corps a des répercussions sur la vie de l’assemblée, ne le perdons jamais de vue, et en outre, Dieu sera frustré de ce qui lui est dû car le service de la « sainte sacrificature » en souffrira. Pourquoi y a-t-il, dans le culte que nous rendons à Dieu, bien des faiblesses et des imperfections ? Sans doute parce que nous n’avons pas « désiré ardemment, comme des enfants nouveau-nés, le pur lait intellectuel » — et cela, peut-être parce que nous n’avons pas commencé par réaliser 1 Pierre 2:1.

Pourquoi désirons-nous les aliments dont notre corps a besoin ? D’abord parce qu’ils sont nécessaires, indispensables à son développement, ensuite parce que Dieu les a dotés d’un goût agréable qui fait de la nécessité de se nourrir un plaisir pour le palais. Est-ce que nous nous nourrissons de la Parole parce que nous avons conscience qu’elle est un aliment indispensable pour assurer notre développement spirituel ? Et est-ce que nous apprécions vraiment la saveur de cette nourriture, pouvant dire nous aussi : « Que tes paroles ont été douces à mon palais, plus que le miel à ma bouche ! » (Psaumes 119:103) ?

La croissance spirituelle s’opère sans que nous nous en rendions compte, tout comme celle d’un enfant. On ne constate pas d’un jour à l’autre la croissance d’un enfant, mais elle apparaît nettement au bout d’un certain temps ; de même pour un croyant. Peut-on toujours dire, lorsqu’on revoit un enfant de Dieu après une séparation de quelque durée : ses progrès sont « évidents à tous » (1 Timothée 4:15) ? Il en sera ainsi s’il s’occupe de la Parole, y être « tout entier ».