Enseignement

Craindre Dieu - T. P. Hadley - (1/3)

« Écoutons la fin de tout ce qui a été dit : Crains Dieu, et garde ses commandements ; car c’est là le tout de l’homme »

(Ecclésiaste 12:13)

Dans notre vie tout se résume à cette seule et simple vérité : craindre Dieu ! Il est donc primordial de savoir ce que cela signifie. Pour beaucoup, le mot craindre exprime ce que nous ressentons chez le médecin ou chez le dentiste, ou en voyant un serpent, ou lorsque nous nous trouvons dans une situation de danger extrême. C’est donc la crainte de l’inconnu, mais Salomon ne parle certainement pas d’un tel sentiment.

Une grande admiration et un profond respect pour le Seigneur

Le mot crainte, dans le sens où Salomon l’utilise, a été remplacé dans le langage actuel par admiration, grand respect. Ainsi, l’auteur de ce livre de l’Ecclésiaste dit que nous devons avoir une profonde révérence et un profond respect pour le Seigneur. Littéralement, nous devons être impressionnés et rendus humbles par Sa présence. Craindre Dieu inclut le fait de le respecter et de le révérer, mais n’est pas limité à cela. Une sainte crainte donne à Dieu la première place qu’Il mérite, une place de gloire, d’honneur, de respect ; elle lui exprime la louange et les actions de grâce. En un mot, craindre Dieu, c’est respecter sa sainteté en haïssant tout ce qu’Il hait et en aimant tout ce qu’il aime, avec la peur salutaire de Lui déplaire.

Si nous craignons vraiment Dieu, nous reconnaîtrons qu’Il est le Créateur et que nous sommes les créatures. Il est le Maître et nous sommes les serviteurs. Il est le Père et nous sommes les enfants. Cette attitude se manifestera par notre respect pour Lui, pour sa Parole, et par notre désir de faire ce qu’Il nous dit dans la Bible. Nous pouvons rapprocher ce genre de crainte de celle d’un enfant vis-à-vis de ses parents. S’il réalise la crainte qui convient, l’enfant sait que ses parents peuvent le punir s’il leur désobéit ; mais, au-delà de cette crainte, il y a la conviction que la désobéissance blesse ses parents. L’enfant aime et respecte ses parents et ne veut pas leur faire de peine. Plus simplement, la crainte de l’Eternel est une vénération profonde pour Dieu qui pousse les hommes à désirer lui plaire à tout prix.

Comprendre la crainte de l’Eternel et trouver la connaissance de Dieu

« Alors tu comprendras la crainte de l’Eternel et tu trouveras la connaissance de Dieu »

(Proverbes 2:5)

Dans les quatre premiers versets du chapitre 2 des Proverbes, huit instructions précèdent le verset d’aujourd’hui. Elles nous aident à commencer à comprendre la crainte de l’Eternel et à trouver la connaissance de Dieu. Ce ne sont pas tellement de grandes connaissances intellectuelles qui permettent de craindre le Seigneur et de connaître Dieu ; c’est la condition ou la disposition de notre coeur.

Le commencement de la sagesse

« La crainte de l’Eternel est le commencement de la sagesse, et la connaissance du Saint est l’intelligence »

(Proverbes 9:10)

L’expression « la crainte de l’Eternel » se trouve 14 fois dans le livre des Proverbes. Ce livre montre que la crainte de l’Eternel va procurer certains avantages, dans votre vie comme dans la mienne. Si nous craignons le Seigneur, nous découvrirons le sens profond de certaines choses.

Tout d’abord, la crainte de l’Eternel est « le commencement de la sagesse ». On a dit que la sagesse est la connaissance correctement appliquée. Mais la sagesse consiste aussi à voir les choses comme Dieu les voit et à réagir de la façon dont il réagirait Lui-même. « La crainte de l’Eternel est le commencement de la connaissance ; les fous méprisent la sagesse et l’instruction » (Proverbes 1:7). « La crainte de l’Eternel est la discipline de la sagesse, et l’abaissement va devant la gloire » (Proverbes 15:33). Pour rechercher la vraie sagesse, le meilleur point de départ c’est de craindre l’Eternel. Une vraie crainte de Dieu résulte de la connaissance de ce qu’Il est : infiniment puissant, majestueux, et plein de bonté. Avant de pouvoir grandir spirituellement, on doit d’abord apprendre à Le craindre.

S’éloigner du mal et mener une vie sainte

« Ne sois pas sage à tes propres yeux ; crains l’Eternel et éloigne-toi du mal »

(Proverbes 3:7)

La crainte de l’Eternel nous pousse à la sainteté. « Par la bonté et par la vérité, propitiation est faite pour l’iniquité, et par la crainte de l’Eternel on se détourne du mal » (Proverbes 16:6). Ces versets nous encouragent à rendre concrète la crainte de l’Eternel en menant une vie sainte.

La personne qui honore vraiment le Seigneur comme Il doit l’être ne fera rien qui apporte de la honte, du déshonneur, ou de la peine à son coeur. Ceux qui vivent vraiment dans la crainte de Dieu fuiront le mal, sous toutes ses formes. Si nous vivons et si nous marchons dans cette crainte, il n’y aura pas de zones troubles dans notre vie ; tous les secteurs seront touchés et sensibilisés ! La pensée de causer de la peine au Seigneur ou de porter atteinte à sa sainteté nous sera insupportable !

T. P. Hadley - « LE SEIGNEUR EST PROCHE »