Dieu appelle à l’existence et, d’autre part il en assure la conservation, cela aussi bien pour ce qui est de la création — « Dieu… nous a parlé dans le Fils, qu’il a établi héritier de toutes choses, par lequel aussi il a fait les mondes, qui, étant le resplendissement de sa gloire et l’empreinte de sa substance et soutenant toutes choses par la parole de sa puissance… » (Hébreux 1:2-3) — aussi bien, disons-nous pour ce qui est de la création, que pour le corps et l’âme de tout homme. Et il en est de même dans le domaine de la nouvelle création : à ceux qu’il a élus en Christ avant la fondation du monde, Dieu donne la vie éternelle et ensuite tout ce qui est nécessaire à son entretien, à sa nourriture. Par la Parole et le Saint Esprit nous est communiquée la vie nouvelle et c’est encore l’action conjuguée de la Parole et du Saint Esprit qui en assure le développement.
Pas plus qu’un enfant nouveau-né ne saurait demeurer dans l’état où il est à sa naissance, un croyant ne doit rester dans l’état où il se trouve lors de sa « nouvelle naissance » : l’un et l’autre sont appelés à croître. L’enfant nouveau-né a besoin du lait de sa mère, le croyant, du « pur lait intellectuel », qui est la Parole de Dieu. La Parole assurera la croissance d’un racheté dans la mesure où il aura d’abord « rejeté » tout ce qui est le fruit de la chair, et réalisé que « ceux qui sont du Christ ont crucifié la chair avec les passions et les convoitises » (Galates 5:24). Tout ce qui vient de la chair — « les œuvres de la chair » (Galates 5:19-21) — non seulement ne saurait constituer un aliment pour la nouvelle nature mais ne peut que nuire à son développement. En premier lieu, donc, est à rejeter ce qui vient de la chair (1 Pierre 2:1).