Si nous ignorons une partie aussi importante de l’œuvre de la croix, comment pourrions-nous en bénéficier ? Le Seigneur nous a bien prévenus qu’à la fin des temps, l’amour du plus grand nombre se refroidirait. Et Il Se demandait même s’Il allait trouver la foi sur la terre !
Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira (Matthieu 24:12)
Mais, quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? (Luc 18:8)
Fort heureusement, le Seigneur S’est toujours gardé un faible reste fidèle, qui a conservé un amour brûlant pour Sa Personne et pour Sa Parole ! Et Jésus n’a pas dit qu’Il n’allait plus trouver aucune foi sur la terre !
Tous ceux qui affirment faire partie de ce reste fidèle ont la responsabilité d’étudier attentivement et de proclamer la Vérité de la Parole de Dieu, en dépit de la marée montante de l’incrédulité dans la majorité des églises.
S’il est un domaine qui est envahi par l’incrédulité, c’est bien celui de la guérison des malades ! On dirait même que la plupart des Chrétiens évangéliques fouillent la Bible pour y trouver toutes sortes de raisons pour justifier leur maladie, pour rester malades, ou pour prouver que Dieu ne veut pas les guérir !
Ils savent tous que Paul a laissé quelqu’un malade quelque part, qu’il a conseillé à Timothée de boire un peu de vin à cause de ses indispositions stomacales, et qu’il avait lui-même une « maladie opiniâtre » dont Dieu n’a pas voulu le guérir, ce qui est faux !
Mais ils sont incapables de citer clairement cinq versets prouvant de manière indubitable que Dieu veut toujours guérir les malades !
Combien de brebis du Seigneur, languissantes, malades et abattues, sont privées de la vérité libératrice, parce que leurs dirigeants ne leur ont pas apporté tout le conseil de Dieu ! Au lieu de stimuler leur foi par la prédication de la Vérité, ils ont, par leurs mensonges et leurs traditions humaines, stimulé l’incrédulité et le découragement de ces malades que le Seigneur aurait immédiatement guéris, s’ils avaient vécu à l’époque où Il arpentait la terre d’Israël !
Si l’on veut connaître Dieu dans Sa réalité la plus profonde, et si l’on veut connaître Sa volonté parfaite, il nous suffit d’étudier la Personne et l’œuvre du Seigneur Jésus ! Le Seigneur a dit à Philippe, qui voulait que Jésus lui montre le Père :
Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe ! Celui qui m’a vu a vu le Père ; comment dis-tu : Montre-nous le Père ? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi ? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. Croyez-moi, je suis dans le Père, et le Père est en moi ; croyez du moins à cause de ces œuvres (Jean 14:9-11)
Jésus, tout au long de Son ministère terrestre, a constamment guéri tous les malades qui se sont approchés de Lui, et Il en a même guéris qui ne Lui avaient rien demandé.
Jésus parcourait toutes les villes et les villages, enseignant dans les synagogues, prêchant la bonne nouvelle du royaume, et guérissant toute maladie et toute infirmité (Matthieu 9:35)
Mais Jésus, l’ayant su, s’éloigna de ce lieu. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les malades (Matthieu 12:15)
Quand il sortit de la barque, il vit une grande foule, et fut ému de compassion pour elle, et il guérit les malades. (Matthieu 14:14)
Les gens de ce lieu, ayant reconnu Jésus, envoyèrent des messagers dans tous les environs, et on lui amena tous les malades. Ils le prièrent de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchèrent furent guéris (Matthieu 14:35-36)
Une grande foule le suivit, et là il guérit les malades (Matthieu 19:2)
Le soir, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques. Et toute la ville était rassemblée devant sa porte. Il guérit beaucoup de gens qui avaient diverses maladies ; il chassa aussi beaucoup de démons (Marc 1:32-34)
En quelque lieu qu’il arrivât, dans les villages, dans les villes ou dans les campagnes, on mettait les malades sur les places publiques, et on le priait de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Et tous ceux qui le touchaient étaient guéris (Marc 6:56)
Une grande foule le suivait, parce qu’elle voyait les miracles qu’il opérait sur les malades (Jean 6:2)
Vous savez comment Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu faisant du bien et guérissant tous ceux qui étaient sous l’empire du diable, car Dieu était avec lui (Actes 10:38)
La maladie est donc bien une oppression du diable, et non un bienfait de Dieu ! Les maladies et les infirmités font partie des malédictions de la Loi (Deutéronome 28:15-68). Ces malédictions étaient envoyées par Dieu sur ceux qui violaient Sa Loi. Mais Christ nous a rachetés de la malédiction de la Loi :
Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous, car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, afin que la bénédiction d’Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus-Christ (Galates 3:13-14)
Les « grandes foules » dont il est parlé comprenaient souvent plusieurs milliers d’hommes, sans compter les femmes et les enfants. Cela pouvait représenter jusqu’à vingt mille personnes !
Aujourd’hui, près de 80 à 90 % des êtres humains souffrent d’une maladie quelconque. Si l’on applique ce pourcentage aux foules qui se pressaient autour de Jésus, cela pouvait donc représenter jusqu’à 16 à 18.000 malades ! Et Il les a tous guéris !
Certains disent : « Mais ce n’était que du temps de Jésus, c’était pour prouver Sa divinité ! » Faux ! Car, après l’ascension du Seigneur Jésus, au début de l’Église primitive, tous les malades ont continué à être guéris par les apôtres !
Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, s’augmentait de plus en plus ; en sorte qu’on apportait les malades dans les rues et qu’on les plaçait sur des lits et des couchettes, afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvrît quelqu’un d’eux. La multitude accourait aussi des villes voisines à Jérusalem, amenant des malades et des gens tourmentés par des esprits impurs ; et tous étaient guéris (Actes 5:14-16)
Au dernier chapitre des Actes, plusieurs dizaines d’années après la Pentecôte, il en était toujours de même !
Le père de Publius était alors au lit, malade de la fièvre et de la dysenterie ; Paul, s’étant rendu vers lui, pria, lui imposa les mains, et le guérit. Là-dessus, vinrent les autres malades de l’île, et ils furent guéris (Actes 28:8-9)
Mais les incrédules ne désarment pas aussi facilement ! Ils disent donc :
« Oui, mais tout cela était provisoire ! C’était pour "lancer" l’Église ! Une fois l’Église lancée, nous n’avons plus eu besoin de miracles ni de guérisons ! »
Quel raisonnement insensé ! Dieu aurait-Il changé ? Jésus n’est-Il pas le même, hier, aujourd’hui et éternellement ? Les malades n’ont-ils plus besoin d’être guéris ?
Tout au long de l’histoire de l’Église, il a existé des petits groupes de croyants qui ont gardé une foi pure dans la Parole de Dieu, et dont Dieu S’est servi pour prouver qu’Il était toujours le même, et qu’Il guérissait toujours ! Ils ont gardé la foi en ces paroles du Seigneur Jésus, qui sont pour tous les temps !
Puis il leur dit : Allez par tout le monde, et prêchez la bonne nouvelle à toute la création. Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, mais celui qui ne croira pas sera condamné. Voici les miracles qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons ; ils parleront de nouvelles langues ; ils saisiront des serpents ; s’ils boivent quelque breuvage mortel, il ne leur fera point de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades, seront guéris. Le Seigneur, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel, et il s’assit à la droite de Dieu. Et ils s’en allèrent prêcher partout. Le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient (Marc 16:15-20)
Tous ces miracles ont toujours accompagné ceux qui ont cru !
Toute autorité a été donnée au Seigneur Jésus, dans le ciel, sur la terre et sous la terre ! Avant de monter au Ciel, le Seigneur Jésus a pris soin de transmettre Son autorité à Son Église, en lui ordonnant de l’exercer en Son Nom. Parmi les signes qui accompagnent cette autorité absolue, il y en a deux qui sont les plus courants, dans la vie de ceux qui croient : au Nom du Seigneur Jésus, ils chasseront les démons ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades seront guéris.
À propos d’un thème aussi important que celui de la guérison des malades, il est absolument nécessaire que nous connaissions la volonté de Dieu à ce sujet, et que nous laissions le dernier mot à la Parole de Dieu !
S’il est possible de laisser la Parole de Dieu, et uniquement la Parole de Dieu, établir clairement la vérité, concernant la guérison des malades, alors cela devrait suffire à connaître la volonté de Dieu à ce sujet, et à assurer un point d’appui inébranlable pour notre foi !
Une étude attentive et objective de la Parole de Dieu permet d’établir les vérités suivantes :
Quand Dieu a créé l’homme et la femme, ils étaient parfaits, saints, purs, et en parfaite santé. Ils ne devaient pas être malades ni mourir, tant qu’ils n’auraient pas désobéi.
La mort est entrée dans le monde au moment de la chute. C’est par le péché que la mort est entrée, et qu’elle s’est ensuite étendue à tous les hommes (Romains 5:12).
Cette mort fut d’abord une mort spirituelle. Adam et Ève ont été coupés de Dieu, de la Source de Vie éternelle. Cette mort spirituelle s’est répandue progressivement dans tout leur être, au point de causer leur mort physique, des centaines d’années plus tard.
Comme la mort, la maladie est aussi la conséquence du péché. Maladie et péché sont les deux fruits amers du même arbre, celui de la connaissance du bien et du mal. Leur conséquence est toujours la mort, mort spirituelle et mort physique.
Le plan de salut prévu par Dieu pour l’humanité pécheresse devait donc s’intéresser à la fois à ces deux aspects, et régler, par un seul acte de justice, la question de la maladie et celle du péché.
Dans toute la Bible, pardon et guérison sont toujours associés étroitement, de même que péché et maladie sont toujours associés.
Mon âme, bénis l’Éternel, et n’oublie aucun de ses bienfaits ! C’est lui qui pardonne toutes tes iniquités, qui guérit toutes tes maladies (Psaumes 103:2-3)
Les insensés, par leur conduite coupable et par leurs iniquités, s’étaient rendus malheureux. Leur âme avait en horreur toute nourriture, et ils touchaient aux portes de la mort. Dans leur détresse, ils crièrent à l’Éternel, et il les délivra de leurs angoisses ; il envoya sa parole et les guérit, il les fit échapper de la fosse (Psaumes 107:17-20)
Mon fils, sois attentif à mes paroles, prête l’oreille à mes discours. Qu’ils ne s’éloignent pas de tes yeux ; garde-les dans le fond de ton cœur ; car c’est la vie pour ceux qui les trouvent, c’est la santé pour tout leur corps (Proverbes 4:20-22)
Il est ici sous-entendu que, si nous ne gardons pas la Parole de Dieu, nous ne bénéficierons plus de cette garantie de santé !
Puisque la maladie et la mort sont étroitement associés au péché de l’humanité, la solution de ce problème ne pouvait pas être trouvée en dehors du sacrifice expiatoire accompli par le Seigneur Jésus à la croix.
Le prophète Ésaïe, plus de 600 ans avant la venue du Seigneur Jésus, en avait reçu la révélation magistrale.
1. Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? Qui a reconnu le bras de l’Éternel ? 2. Il s’est élevé devant lui comme une faible plante, comme un rejeton qui sort d’une terre desséchée ; il n’avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire. 3. Méprisé et abandonné des hommes, homme de douleur et habitué à la souffrance, semblable à celui dont on détourne le visage, nous l’avons dédaigné, nous n’avons fait de lui aucun cas. 4. Cependant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; et nous l’avons considéré comme puni, frappé de Dieu, et humilié. 5. Mais il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités ; le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. 6. Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait sa propre voie ; et l’Éternel a fait retomber sur lui l’iniquité de nous tous. 7. Il a été maltraité et opprimé, et il n’a point ouvert la bouche, semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie, à une brebis muette devant ceux qui la tondent ; il n’a point ouvert la bouche. 8. Il a été enlevé par l’angoisse et le châtiment ; et parmi ceux de sa génération, qui a cru qu’il était retranché de la terre des vivants et frappé pour les péchés de mon peuple ? 9. On a mis son sépulcre parmi les méchants, son tombeau avec le riche, quoiqu’il n’eût point commis de violence et qu’il n’y eût point de fraude dans sa bouche. 10. Il a plu à l’Éternel de le briser par la souffrance. Après avoir livré sa vie en sacrifice pour le péché, il verra une postérité et prolongera ses jours ; et l’œuvre de l’Éternel prospérera entre ses mains. 11. Délivré des tourments de son âme, il rassasiera ses regards ; par sa sagesse mon serviteur juste justifiera beaucoup d’hommes, et il se chargera de leurs iniquités. 12. C’est pourquoi je lui donnerai sa part avec les grands ; il partagera le butin avec les puissants, parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, et qu’il a été mis au nombre des malfaiteurs, parce qu’il a porté les péchés de beaucoup d’hommes, et qu’il a intercédé pour les coupables (Ésaïe 53)
Les mots hébreux traduits par « souffrances » et « douleurs » au verset 4 devraient plus exactement être traduits par « maladies » et « infirmités », comme nous le verrons plus loin.
Il faut remarquer qu’en Hébreu, les verbes « porter » (nos maladies), au verset 4, et « porter » (nos péchés), au verset 12, sont exactement les mêmes. Il en est de même pour les verbes « se charger » (de nos douleurs ou infirmités), au verset 5, et « se charger » (de nos iniquités), au verset 11.
Ainsi, dans la description d’un même et unique événement, le prophète Ésaïe annonce que le Messie souffrant allait, sur le bois de la croix, porter à la fois nos maladies et nos péchés, et Se charger à la fois de nos infirmités et de nos iniquités.
Le verset 5 ajoute cette précision importante : « C’est par Ses meurtrissures que nous sommes guéris. »
Certains ont fait valoir que cette guérison ne concernait que la guérison de nos péchés ou de nos problèmes spirituels. Il n’en est rien car, dans le texte hébreu, les mots traduits par « maladies et infirmités » sont spécifiques à des maladies physiques ou mentales, mais ne sont jamais employés pour désigner nos péchés ou nos problèmes spirituels.
Toute cette prophétie désigne clairement l’œuvre que le Seigneur allait accomplir à la croix. Il est donc parfaitement clair, pour tous ceux qui ne tordent pas la Parole de Dieu avec leurs préjugés ou leur mauvaise foi, que la guérison de nos maladies est comprise dans l’œuvre expiatoire de Christ à la croix, tout comme le pardon de nos péchés.
L’un des plus grands érudits bibliques américains du siècle dernier, T.J. McCrossan, grand spécialiste reconnu de l’Hébreu et du Grec, est parvenu à la conclusion suivante : « Tous ceux qui refusent de reconnaître que la guérison des malades est comprise dans l’expiation accomplie par Christ au Calvaire sont, soit des ignorants complets de l’Hébreu et du Grec, soit des menteurs avérés ! »
Cette vérité est d’ailleurs parfaitement confirmée dans le Nouveau Testament.
Elle est tout d’abord confirmée par le ministère du Seigneur Jésus et des apôtres, qui ont systématiquement guéri tous les malades. Le Seigneur Jésus a même déclaré :
Car, lequel est le plus aisé, de dire : Tes péchés sont pardonnés, ou de dire : Lève-toi, et marche ? Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés : Lève-toi, dit-il au paralytique, prends ton lit, et va dans ta maison. Et il se leva, et s’en alla dans sa maison (Matthieu 9:5-7)
Le Seigneur Jésus associe donc directement la guérison des maladies au pardon des péchés. La guérison des maladies devait prouver qu’Il avait le pouvoir de pardonner tous les péchés. Pour cela, il fallait donc qu’Il guérisse toutes les maladies !
Mais il y avait une autre raison, suffisante en elle-même, pour qu’Il guérisse tous les malades. Cette raison était la suivante : Il devait Se charger sur la croix de toutes nos maladies, comme de tous nos péchés. Et s’Il S’en est chargé, c’est pour nous en délivrer !
C’est ce que déclare Matthieu dans son évangile :
Le soir, on amena auprès de Jésus plusieurs démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole, et il guérit tous les malades, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Ésaïe, le prophète : Il a pris nos infirmités, et il s’est chargé de nos maladies (Matthieu 8:16-17)
Matthieu donne la traduction exacte de ces versets du prophète Ésaïe. Il parle bien ici de nos maladies physiques ou mentales, et non seulement du pardon de nos péchés.
Certains utilisent ce passage pour prétendre que Jésus S’est chargé de nos maladies pendant Sa vie, et non sur la croix. Cela n’a aucun sens. Car Il aurait fallu qu’Il Se charge aussi de nos péchés pendant Sa vie, et non sur la croix. Cela est en contradiction complète avec ce qu’enseigne la Bible.
Le Seigneur S’est chargé de nos péchés sur le bois de la croix. Il S’est donc aussi chargé de nos maladies et de nos infirmités sur le bois de la croix, comme l’annonçait Ésaïe. C’est aussi ce qui est confirmé par l’apôtre Pierre :
Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a point commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d’injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement ; lui qui a porté lui-même nos péchés en son corps sur le bois, afin que morts aux péchés nous vivions pour la justice ; lui par les meurtrissures duquel vous avez été guéris (1 Pierre 2:21-24)
Pierre associe donc bien, dans un seul acte de justice, le pardon de nos péchés et la guérison de nos maladies.
Le fait que le Seigneur Jésus ait guéri des malades avant Sa crucifixion signifie simplement qu’Il a fait bénéficier les malades, à l’avance, de Son sacrifice expiatoire futur.
De même, le Seigneur Jésus a pardonné des pécheurs avant Sa crucifixion. Il leur a fait également bénéficier, à l’avance, de Son sacrifice expiatoire futur.
On peut même affirmer que tous les pécheurs qui ont été pardonnés, depuis Adam jusqu’à la croix, ont bénéficié à l’avance du sacrifice substitutif accompli par Christ à la croix !
Aucun pécheur pardonné n’a pu l’être indépendamment du sacrifice de Jésus ! Ceux qui ont été pardonnés avant la crucifixion l’ont été, en quelque sorte, à crédit. Lorsque nous achetons un bien à crédit, nous pouvons en bénéficier avant de le payer, car le vendeur nous fait confiance, et fait confiance à notre capacité de payer à l’échéance.
Sur la croix, ce n’est pas nous qui avons payé le prix du rachat de nos péchés, mais c’est Christ ! Et Dieu le Père avait une parfaite confiance en Son Fils ! Il savait, de toute éternité, que Jésus-Christ allait expier le péché du monde à la croix. Il a donc pu faire bénéficier du pardon de leurs péchés tous ceux qui ont été pardonnés avant la croix.
Tandis que tous ceux qui ont été pardonnés après la crucifixion, depuis la croix jusqu’à la fin du monde, l’ont été, non plus à crédit, mais parce que le prix de leur péché avait été payé d’avance par le Seigneur à la croix !
Il en est de même pour la guérison de nos maladies. Tous ceux qui ont été guéris, depuis Adam jusqu’à la croix, l’ont été à crédit. Ils ont reçu à l’avance le bénéfice du sacrifice de Christ. Tandis que tous ceux qui ont été guéris après la crucifixion l’ont été, parce que leurs maladies ont déjà été portées par le Seigneur sur la croix.
La croix est un fait accompli aujourd’hui. Nous savons que le Seigneur Jésus a déjà porté nos péchés sur la croix. Nous n’avons donc pas besoin de supplier Dieu de pardonner nos péchés. Parce que nous savons que Dieu a déjà placé nos péchés sur Jésus à la croix, pour nous en délivrer.
Il nous suffit donc de confesser nos péchés, et de saisir par la foi le pardon qui nous a déjà été acquis par le sacrifice de Jésus.
Il en est de même pour nos maladies. Nous devons savoir que le Seigneur Jésus S’est déjà chargé de nos maladies et de nos infirmités à la croix. Nous n’avons donc pas besoin de supplier Dieu de guérir nos maladies. Parce que nous devons savoir que Dieu a déjà placé nos maladies sur Jésus à la croix, pour nous en délivrer.
Il nous suffit donc de reconnaître cette réalité devant Dieu, et de saisir par la foi la guérison qui nous a déjà été acquise par le sacrifice de Jésus.
Cela peut paraître trop simple à certains de vous, et pourtant, c’est la réalité spirituelle ! Nous n’en sommes privés que par notre ignorance ou notre incrédulité.
Il est clair que le diable, s’il ne peut pas empêcher les Chrétiens de recevoir le pardon de leurs péchés, veut les empêcher à tout prix de pénétrer dans le domaine de la guérison divine !
Si la guérison divine avait été prêchée dans les églises avec la même ardeur que la prédication du pardon des péchés, depuis des siècles, la foi en la guérison serait aujourd’hui bien plus grande ! Au lieu de cela, on a prêché toutes sortes de mensonges et de traditions humaines, qui ont fini par annuler la puissance de la Parole de Dieu !
Chaque fois que nous revenons à la prédication de la pure Parole de Dieu, nous voyons de nouveau se produire les miracles et les guérisons divines, car Dieu n’a pas changé !
Nous condamnons fermement les excès de certaines doctrines, comme la doctrine de la prospérité, telle qu’elle est prêchée dans certains milieux ! Mais nous devons être capables de faire la différence entre ce qu’enseigne clairement la Parole de Dieu, en matière de guérison des maladies, et les enseignements mensongers de certains milieux « charismaniaques » ! Évitons de jeter le bébé avec l’eau du bain !
Dans le cadre de ce court article, nous n’avons pas le temps de répondre en détail aux arguments fallacieux de ceux qui se servent de l’écharde de Paul, ou des passages déjà cités concernant Timothée ou Trophime, pour essayer de nous convaincre que Dieu ne veut pas nous guérir. Nous le ferons en réponse à certains commentaires, si cela est nécessaire.
Ce qu’il faut affirmer, en revanche, c’est que nous ne devons jamais utiliser nos expériences personnelles pour y conformer la Bible ! Au contraire, nous devons utiliser la Bible pour y conformer nos expériences personnelles !
En d’autres termes, nous ne devons jamais construire une doctrine particulière à partir de nos expériences personnelles, alors que cette doctrine serait en contradiction avec la Parole de Dieu ! Mais nous devons juger toutes nos expériences à la lumière de la Parole de Dieu.
En conclusion, nous insisterons plutôt sur ce que nous devons faire, afin de bénéficier de la guérison de nos maladies, une fois que le Seigneur nous aura convaincus, par Sa Parole, que c’est bien Sa volonté de nous guérir.
La première chose à faire est donc de laisser la Parole de Dieu nous convaincre de la Vérité. Nous devons ensuite croire à la Vérité. Car c’est le fait de croire en la Vérité qui la fait descendre dans notre cœur.
Une fois que la Vérité est bien établie dans notre cœur, nous ne doutons plus. Cela signifie que nous avons pris possession par la foi de notre héritage spirituel, parce que nous avons cru que Jésus nous l’avait acquis.
Nous pouvons (et nous devons) alors proclamer cette Vérité de notre bouche, et agir selon la Vérité que nous avons crue, et que nous avons proclamée.
La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons. Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut (Romains 10:8-10)
La justice de Dieu, c’est le pardon de nos péchés et la guérison de nos corps, par la foi en Jésus-Christ et en Son œuvre. Le salut, c’est la manifestation concrète de toute l’œuvre de Christ dans notre vie. Car Son salut est un salut complet pour l’esprit, l’âme et le corps.
Le pardon de nos péchés est obtenu en croyant dans notre cœur que Dieu a ressuscité Christ d’entre les morts, après S’être chargé de nos péchés, et en confessant de notre bouche que Jésus est notre Seigneur, Celui qui nous a lavés par Son sang précieux.
La guérison de nos maladies est obtenue de la même manière, en croyant que Dieu a ressuscité Christ d’entre les morts, après S’être chargé de nos maladies, et en confessant de notre bouche que Jésus est notre Seigneur, Celui qui nous a guéris par Ses meurtrissures.
Croire dans notre cœur que nous avons déjà reçu ce que nous avons demandé, le proclamer de notre bouche, et agir par la foi, voilà ce que nous demande le Seigneur pour bénéficier de notre héritage.
Nous avons auprès de lui cette assurance, que si nous demandons quelque chose selon sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée (1 Jean 5:14-15)
Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu (mot-à-mot : Ayez la foi de Dieu, ayez la même foi que celle de Dieu). Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir (Marc 11:22-24)
Nous devons donc croire que nous sommes déjà guéris par les meurtrissures de Jésus, alors même que tous les symptômes sont encore visibles et sensibles. Nous ne devons pas nier l’existence de ces symptômes, mais nous devons croire qu’il existe une réalité supérieure, encore invisible, qui se manifestera dans le visible, si nous la croyons dans notre cœur, et si nous la proclamons de notre bouche, en agissant selon ce que nous croyons.
Jésus n’a jamais prié Dieu pour la guérison d’un malade. Il a simplement ordonné à la maladie de partir, ou Il a chassé un esprit d’infirmité, par une parole. Ses disciples l’ont fait de même, au Nom du Seigneur Jésus. Pourquoi ne ferions-nous pas de même aussi ?
Certes, le pardon de nos péchés est une réalité bien plus importante que la guérison de nos maladies. Car un pécheur peut vivre en bonne santé, et aller en enfer, alors qu’un Chrétien malade, s’il est pardonné de ses péchés, ira avec le Seigneur.
Mais pourquoi nous priver d’une partie des bienfaits de l’expiation ? Nous n’avons pas à choisir entre le pardon et la guérison ! Nous devons choisir le pardon et la guérison !
Si nous négligeons la guérison de nos maladies, nous négligeons aussi une partie de l’œuvre et des souffrances de Christ ! Lui qui a été affreusement meurtri pour notre guérison, imaginez ce qu’Il peut penser de notre attitude, si nous Lui disons que nous voulons simplement être pardonnés de nos péchés, parce que nous jugeons la guérison de nos maladies moins importante !
Ce qui est important pour le Seigneur doit être important pour nous ! Il n’y a aucune raison que nous laissions le malin ravager l’Église du Seigneur, par toutes sortes de maladies et d’infirmités, alors que Jésus S’en est déjà chargé sur la croix !
Si nous voulons pleinement glorifier notre adorable Sauveur, nous devons accepter ce fait accompli que la guérison de nos maladies accompagne le pardon de nos péchés.
Il n’y en a qu’un qui s’oppose à notre guérison, c’est le diable ! Nous devons donc résister au malin avec une foi ferme, et il s’enfuira loin de nous !
Soumettez-vous donc à Dieu ; résistez au diable, et il fuira loin de vous. (Jacques 4:7)
Votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui il dévorera. Résistez-lui avec une foi ferme (1 Pierre 5:8-9)
Bien-aimés, si nous n’obéissons pas à ces commandements, le Seigneur n’est nullement obligé d’intervenir, car Il nous a déjà délégué Son autorité suprême ! Nous devons faire, en Son Nom, ce qu’Il faisait Lui-même quand Il était sur cette terre ! Alors seulement, nous pourrons bénéficier de tout ce qu’Il a accompli pour nous ! Alors seulement le Seigneur sera pleinement glorifié dans nos vies et dans le monde !
Henry Viaud-Murat