Enseignement

Dieu sur la terre

Mais Dieu n’a pas démontré son existence seulement par ses œuvres. Il est venu lui-même ici-bas. Celui qui a fait les mondes s’est manifesté aux hommes. Et si vous avez les yeux de l’esprit pour voir, un cœur pour apprécier moralement les choses, vous reconnaîtrez que Dieu est apparu sur la terre.

La venue du Christ Jésus ici-bas est aussi certaine que le fait qu’un Alexandre, un César ont existé. Et de même que ceux-ci ont montré leur génie par des œuvres, hélas ! trop souvent remplies de carnage et de sang, Dieu s’est fait connaître, Homme parmi les hommes, par sa puissance et par sa bonté sans égale. Jésus de Nazareth ! Ce nom fait peut-être sourire l’incrédule, qui relègue Christ et ses œuvres dans la région des mythes ; ou s’il reconnaît son existence, il ne voit en lui qu’un homme. Mais l’existence du Christ est un fait aussi certain que celle des hommes qui gouvernaient le monde de son temps. L’authenticité des récits qui nous racontent son histoire ne peut être mise en doute, et l’existence de l’Église chrétienne peu après le temps où le Christ vivait, est aussi une preuve qu’il n’est pas un mythe.

Or, les évangiles nous disent les œuvres de puissance que Jésus opérait par sa parole et qu’un pouvoir surnaturel seul pouvait accomplir, œuvres de grâce et de bonté toujours… Ils nous présentent sa vie pure et sainte, digne d’un Dieu, et nous rapportent ses enseignements empreints d’amour et de sainteté divine, de paix et de miséricorde, en même temps que de justice. Ils nous le font voir dévoilant les secrets des cœurs, jugeant le mal, mais accueillant tous les malheureux, les cœurs affligés, les pécheurs repentants auxquels, comme Dieu, il pardonnait les péchés. Il annonçait un Dieu saint et juste. Il était ce Dieu, mais aussi un Dieu d’amour donnant la paix ici-bas, promettant après cette vie un bonheur parfait. Que ceux qui ne connaissent pas Dieu lisent sans prévention les évangiles et une lumière d’en haut éclairera leur âme, les obligeant à confesser qu’il y a un Dieu, et que ce Dieu s’est révélé en Jésus Christ. Il y a là quelqu’un qui révèle les secrets du cœur, les besoins profonds de l’âme, et qui y répond ; quel autre serait-ce que Dieu ? Croyez-vous qu’en niant Dieu, vous pourriez assurer le bonheur des hommes ? Plus de Dieu, plus de Christ, plus de consolation, plus d’espérance ! Mais le besoin intense et toujours inassouvi de bonheur qui est dans le cœur de l’homme ne prouve-t-il pas qu’il est fait pour trouver ce bonheur et en jouir ? Et, qui peut répondre à ce besoin, à ce soupir poussé vers l’infini ? — Dieu seul, Dieu qui existe, Dieu qui nous a faits pour lui-même et qui veut nous sauver par Jésus Christ.