Enseignement

Deux aspects de la maison de Dieu

Dans les passages que nous avons considérés (Éphésiens 2 et 1 Pierre 2), nous avons un aspect de la maison de Dieu : c’est un édifice que Christ bâtit et dans lequel seuls entrent, comme des pierres vivantes, les véritables croyants. Christ est le bâtisseur et l’édifice est parfait. Sous cet aspect, la maison de Dieu et le corps de Christ sont confondus ; ils ne comprennent tous deux que les vrais croyants.

Mais en 1 Corinthiens 3, nous avons un autre aspect de la maison de Dieu, où l’homme est le bâtisseur, sa responsabilité et la faillite qui en découle y étant associées. Nous y lisons : « Nous sommes collaborateurs de Dieu ; vous êtes le labourage de Dieu, l’édifice de Dieu. Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, comme un sage architecte, j’ai posé le fondement, et un autre édifie dessus » (1 Corinthiens 3:9-10). Ensuite, l’apôtre parle de ce qui s’édifie sur ce fondement : de l’or, de l’argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, et du feu qui éprouvera l’ouvrage de chacun, au jour du jugement où tout sera rendu manifeste et où celui dont l’ouvrage aura supporté l’épreuve du feu recevra une récompense.

Il est évident que le bois, le foin, le chaume ne la supporteront pas, ce sont de mauvais matériaux amenés dans l’édifice de Dieu par le travail de l’homme. Ainsi, sous cet aspect de la maison de Dieu sur la terre, où le travail de construction est confié à l’homme, il y a faillite, et des gens qui sont chrétiens de nom sans la foi personnelle, sont souvent mélangés avec les vrais croyants.

Au début, au temps des apôtres, la maison construite par l’homme se confondait avec le corps de Christ et la maison construite par Christ. Le Seigneur ajoutait à l’Assemblée ceux qui étaient sauvés et tous ceux qui étaient introduits dans la maison de Dieu sur la terre étaient de véritables croyants. Mais bientôt un homme, Simon le magicien, professa être sauvé, fut baptisé et introduit dans les privilèges de la maison de Dieu, de la compagnie chrétienne. Il s’avéra plus tard que cet homme n’était pas converti et n’était pas droit devant Dieu.

Ce fut peut-être la première faillite et le premier mauvais matériau, bois, foin, chaume, qui fut apporté dans l’édifice de Dieu par l’homme. Ce n’était pas une pierre vivante, il n’était donc pas membre du corps de Christ. Il y avait maintenant quelque chose de la maison qui n’appartenait pas au corps ; les deux n’étaient plus une seule et même chose : la maison devenait plus grande que le corps.

L’introduction de matériaux mélangés dans la maison de Dieu a continué depuis lors, si bien qu’il est maintenant de toute importance de faire la distinction entre ces deux aspects de la maison de Dieu : la maison bâtie par Christ de façon parfaite et la maison bâtie par l’homme, marquée par l’imperfection et la ruine, avec des matériaux mélangés.

Déjà à la fin de la vie de l’apôtre Paul, la maison de Dieu était devenue une « grande maison », avec des vases à honneur et des vases à déshonneur, des vases d’or et d’argent, des vases de bois et de terre, si bien que pour être « un vase à honneur, sanctifié, utile au maître », il était nécessaire de se séparer des vases à déshonneur de la grande maison (2 Timothée 2:20-21). Telle est la maison construite par le moyen des hommes.

Disons pour terminer nos remarques sur ce sujet, que c’est le baptême d’eau, marque extérieure de la profession chrétienne, qui place quelqu’un dans la maison de Dieu à la construction de laquelle l’homme participe, alors que c’est le baptême de l’Esprit Saint qui introduit quelqu’un dans le corps de Christ, ainsi que nous l’avons vu plus haut.

Source : Biblequest