Enseignement

L’oeuvre du Seigneur

Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, abondant toujours dans l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur.(1 Corinthiens 15:58)

La précieuse vérité de la résurrection de Christ est développée au chapitre 15 de la première aux Corinthiens. Après Christ, « les prémices » (v. 20; 23), ce sera bientôt le tour des rachetés endormis en Jésus d’être ressuscités : Il viendra à leur rencontre « dans les nuées » (1 Thessaloniciens 4:17).

La lettre de l’apôtre Paul se termine sur une note triomphale : « Grâces à Dieu qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus Christ ! » (v. 57) Ensuite, il exhorte les saints : ils étaient en danger de se laisser abuser par de fausses doctrines, concernant en particulier la résurrection.

Nous sommes, nous aussi, entourés d’erreurs répandues par les agents de l’Ennemi. Elles ont envahi la « grande maison », qui porte encore sur la terre le nom de Christ. Les dangers sont grands à la veille du retour de Christ. Satan excelle dans l’art de se transformer en « ange de lumière » (2 Corinthiens 11:14) et cherche à faire croire que l’erreur est, en fait, une précieuse vérité ignorée jusqu’ici.

Ferme devant cette situation, l’apôtre saisit l’occasion pour exposer les vérités. Cette partie de l’épître s’achève par une exhortation aux croyants à tenir ferme, à rester inébranlables, malgré ce mauvais travail persistant de l’Ennemi.

Certains prédicateurs ont à la bouche des paroles débilitantes qui ruinent l’énergie spirituelle de ceux qui les écoutent. Paul, au contraire, appelle les bien-aimés à abonder toujours dans l’œuvre du Seigneur. Il prononce par l’Esprit des paroles particulièrement encourageantes pour nous, chrétiens : « Sachant que votre travail n’est pas vain dans le Seigneur ».

Satan se réjouit à partir du moment où le peuple de Dieu cesse de travailler pour Dieu (Aggée 1:2) ; il est satisfait s’il est découragé et reste tranquille sur ses lies (Jérémie 48:11). Or, malheureusement, plusieurs sont assez inconscients de ses intentions pour écouter ses mensonges. Ils sont impressionnés par les manifestations mensongères de sa puissance (2 Timothée 3:8). Ils s’éloignent alors de Dieu et sont accablés. Ils vont « aider », par leur conduite désastreuse, d’autres à baisser aussi les bras. Ils affirment que tout est perdu et font ainsi le jeu de l’Ennemi.

Christ aurait-il disparu de la scène ? Le Saint-Esprit nous aurait-Il abandonnés ? La Parole de Dieu ne serait-elle plus fiable ? N’y aurait-il plus d’enfants de Dieu ? Devrions-nous nous écrier avec Élie : « Je suis resté, moi seul » (1 Rois 19:10; 14; 18) ? Non, amis croyants, ne nous laissons pas ébranler par toutes ces tromperies (2 Corinthiens 11:13). Prions pour ceux qui sont ainsi devenus des prisonniers de Satan. Christ, vainqueur, est toujours dans la gloire, le même pour l’éternité. Il est notre souverain sacrificateur et notre avocat auprès du Père. Le Saint-Esprit restera sur la terre, jusqu’à l’enlèvement de l’Église. Il est toujours prêt à soutenir, à consoler nos cœurs parfois accablés. Il prend dans ce but de ce qui est à Christ et nous l’annonce (Jean 16:14). Notre âme est ainsi nourrie du céleste pain ! La Parole de Dieu est notre guide sûr. Les rachetés sont toujours aussi chers au cœur de Celui qui les a sauvés en versant son sang précieux ! Il y a toujours sur la terre des témoins pour Christ, comparables aux sept mille du temps d’Élie (1 Rois 19:18).

Ce monde est rempli de pécheurs qui périssent. Toutefois la grâce cherche encore à les amener à Christ. Jusqu’à la dernière heure, elle invite à prendre gratuitement de l’eau de la vie (Apocalypse 22:17). Les croyants ont des sujets constants de prière. L’activité inlassable de Satan, et les manœuvres du monde dont il est le chef, cherchent à « étouffer » l’action vivifiante de la Parole jetée en temps et hors de temps sur tous les sols. Restons occupés à l’ouvrage que le Seigneur nous a confié. Que le Seigneur nous trouve sans reproche et publiant ses vertus ! Tenons fermes, restons inébranlables, semblables à un roc qui, parfois recouvert par des vagues en fureur, reste solide.

Nous sommes responsables de répandre autour de nous la bonne nouvelle du salut ; le Seigneur est disposé à donner à chacun les capacités nécessaires… jusqu’à ce qu’Il vienne. Notre travail ne sera pas vain devant Lui !

Ph. L