Aujourd’hui, Dieu appelle de nombreuses églises à expérimenter la guérison divine. Mais en fait, beaucoup résistent car ils craignent d’être déçus, ou bien s’ils ont été une fois guéris par la puissance de la prière, ils ne comprennent pas pourquoi ils sont retombés malades. La plupart d’entre eux affirment sincèrement qu’ils croient en la guérison divine, et lorsqu’un évangéliste connu pour son ministère de guérison passe dans leur région, tous se déplacent pour être guéris. Puis ils vont témoigner de leur guérison, avec preuve à l’appui et nul ne doutera de l’action de Dieu dans leur vie.
Cependant, si plusieurs mois après, ce même ministère ou un autre revenait dans leur région, un bon nombre d’entre eux se précipiteraient pour assister aux réunions et demander de nouveau leur guérison. Pourquoi donc ces chrétiens n’ont-ils pas gardé leur guérison ? Mais auparavant, il est important que nous nous posions personnellement cette question : est-ce que la guérison est bien dans la volonté de Dieu ? Sommes-nous au clair avec cette question ? Le Nouveau Testament l’affirme sans conteste : les évangiles et le Livre des Actes en témoignent, sans oublier l’exhortation de l’épître de Jacques, à prier pour les malades afin qu’ils guérissent. À la fin des évangiles et au premier chapitre du livre des Actes, Jésus appelle ses disciples à imposer les mains aux malades afin qu’ils guérissent, car la Bonne Nouvelle du Royaume sera prêchée à toutes les nations. Jésus nous commande de manifester la bonté de Dieu, non pas seulement en paroles mais en actes, par les signes et les miracles qui accompagneront notre témoignage. Dieu veut révéler au monde son coeur de père. Un père qui a donné son fils unique afin que nous soyons rachetés de la malédiction du péché et délivrés de la puissance de la mort, et que nous devenions ses enfants. Dieu ne veut pas seulement toucher notre esprit et notre âme, mais il veut encore nous bénir dans toute notre personne. Dans ces conditions, comment serait-il possible que la maladie qui touche les hommes puisse être dans la volonté de Dieu ?
Nous allons développer les trois facteurs qui révèlent que la guérison est parfaitement dans la volonté de Dieu.
Dans Exode 15:23-26, lorsque les Hébreux ont bu les eaux amères à Mara, Moïse fera ce que l’Éternel lui dira : il jettera un certain bois dans l’eau, et l’eau deviendra douce. À Mara, Dieu avait mis son peuple à l’épreuve. Il lui dit ceci :
Si tu écoutes attentivement la voix de l’Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l’oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses prescriptions, je ne t’infligerai aucune des maladies que j’ai infligées aux Égyptiens ; car je suis l’Éternel, qui te guérit. (Exode 15:26)
En d’autres termes, Dieu dit ceci : je suis votre docteur et je vais continuer à l’être, mais je pose une condition : que vous m’écoutiez. Et plus encore, l’hébreu fait encore mieux ressortir le fait d’écouter, car il est exactement écrit : « si tu écoutes en écoutant », ce qui revient à dire : « Si vous écoutez en m’écoutant, je serai toujours votre docteur ». Pour l’Éternel, écouter, c’est non seulement tendre les deux oreilles, mais c’est prêter une attention particulière, afin d’obéir sans partage à ce qu’Il nous demande !
Dieu est fidèle, il ne varie jamais et ses promesses sont immuables, nous dit l’Écriture. C’est ce que nous rappelle l’épître de Jacques :
Tout don excellent et tout cadeau parfait viennent d’en haut, du Père des lumières, chez lequel il n’y a ni changement, ni ombre de variation. (Jacques 1:17)
Or, s’il proclame qu’il est celui qui guérit, il le fait parce que la nature de Dieu ne change pas !
Le ministère de Jésus révèle la guérison
Nous avons le témoignage du ministère de guérison de Jésus, dans le discours de Pierre, lorsqu’il était dans la maison de Corneille :
comment Dieu a oint d’Esprit Saint et de puissance Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous l’oppression du diable ; car Dieu était avec lui. (Actes 10:38)
Nous comprenons donc que la guérison vient de Dieu et que la maladie vient du diable. Cela est parfaitement clair ! Le ministère de Jésus sur Terre était de montrer la vraie nature du Père en manifestant sa volonté en guérissant.
Dans l’Évangile de Jean, il est écrit :
car je suis descendu du ciel pour faire, non ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé. (Jean 6:38)
Et dans Jean 14 :
Celui qui m’a vu a vu le Père. Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même ; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les oeuvres. (Jean 14:9-10)
Pendant tout son ministère sur Terre, Jésus a guéri toute personne qui s’est approchée de lui dans l’espoir d’être guéri.
La guérison est scellée par l’oeuvre rédemptrice de Jésus à Golgotha
Dans Ésaïe 53, il est écrit :
qu’Il était blessé pour nos péchés, brisé pour nos iniquités, le châtiment qui nous donne la paix est tombé sur lui, et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris. (Ésaïe 53:5)
En hébreu, littéralement, les mots « souffrances » et « douleurs » donneraient « maladies » et « peines ». Ces deux mots représentent les problèmes humains dans le domaine physique. La réponse de Dieu est la guérison. De même, les mots « péchés » et « iniquités » décrivent les problèmes humains dans le domaine spirituel. Et la réponse de Dieu est la paix. Matthieu rappellera ce passage du prophète Ésaïe (Matthieu 8:16-17), ainsi que Pierre (1 Pierre 2:24).
L’Ancien et le Nouveau Testament s’accordent ensemble pour affirmer que Jésus a pris à la Croix nos maladies et il a obtenu pour nous la guérison physique. Par sa souffrance et sa mort, à Golgotha, il a déjà accompli notre guérison. C’est ce que Jésus va proclamer avant d’expirer : « tout est accompli ». Par conséquent, il suffit de manifester par notre guérison ce qu’il a déjà donné et donc accompli à la Croix ! En venant sur la Terre, Jésus a donc révélé la volonté parfaite de Dieu, non seulement pour nous guérir, nous et un grand nombre d’hommes et de femmes de toutes les générations, mais encore dans le but de faire de nous des nouvelles créatures ressuscitées en lui, afin de nous rendre participant de son Royaume, en devenant enfant de Dieu. La guérison est donc la manifestation de sa puissante victoire sur le péché et la mort. Cette guérison est accomplie par son sacrifice à la Croix, et elle est appelée à se manifester dans le domaine spirituel de notre être, et dans le domaine physique. C’est tout notre être que Dieu veut guérir.
Écoutons ce que Dieu nous promet dans Romains 8 :
Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité Christ d’entre les morts rendra aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous. (Romains 8:11)
Nous avons donc la vie du Ressuscité en nous, et elle est manifestée par le Saint Esprit dans nos corps mortels ! Il s’agit donc bien plus que la guérison divine ! C’est la santé divine !
Il nous faut donc bien connaître notre héritage en Christ, et nous l’approprier par la foi, au travers de Sa Rédemption à la Croix. Par conséquent, nous pouvons répondre à la première question posée au début de notre étude : pourquoi des chrétiens ne gardent-ils pas définitivement leur guérison ? C’est parce qu’ils ne font pas totalement confiance en la volonté parfaite et absolue de Dieu qui désire leur guérison déjà accomplie à la Croix. En fait, ils ignorent la puissance de l’oeuvre rédemptrice de Jésus et ne peuvent concevoir que leur guérison leur a déjà été donnée à Golgotha. Pour la garder, il suffit de la saisir par la foi ! Plus encore, Dieu ne veut pas seulement ma guérison, mais que la puissance de Sa résurrection se manifeste dans mon corps mortel (2 Corinthiens 4:10-11). Plus que la guérison, Dieu veut la santé divine pour tout notre être.
Cependant, une autre question se pose. Si une telle victoire nous a été acquise à la Croix, pourquoi, lorsqu’une puissante onction du Saint Esprit se manifeste lorsqu’un ministère exerce le don de guérison, pourquoi certains chrétiens ne sont-ils pas guéris ? Bien des facteurs peuvent intervenir : un héritage spirituel dû à la pratique de l’occultisme, le manque de repentance d’un problème grave, le manque de foi, notre ignorance des lois spirituelles. Mais dans toutes ces choses, le Seigneur est tout puissant pour agir, même lorsque la situation semble désespérée. Cependant, nous ne pouvons jamais imputer à Dieu une prière de guérison non exaucée ! Pour les raisons que j’ai développées tout au long de cette étude.
Dans les Écritures, il y a trois actes de foi qui permettent à Dieu d’intervenir pour guérir nos corps : l’imposition des mains, l’onction d’huile, les dons spirituels. Mais il ne faut jamais oublier que ces trois manières d’agir doivent être fondées en Jésus-Christ, au moyen du Saint Esprit et par Sa Parole.
L’imposition des mains
Dans Marc 16:15-18, Jésus explique comment une personne peut être guérie : la prière se fait en imposition des mains et en invoquant le nom de Jésus-Christ. Jésus dit que si nous agissons ainsi avec foi, selon la Parole de Dieu, Dieu confirmera sa Parole et la personne malade sera complètement guérie.
C’est ainsi que les premiers disciples s’en allèrent prêcher partout, le Seigneur travaillait avec eux, et confirmait la parole par les miracles qui l’accompagnaient. (Marc 16:20)
Cependant Paul, dans son épître à Timothée, a mis en garde les chrétiens qui imposaient les mains sans discernement !
L’onction d’huile
Jacques 5:14-15 nous présente une autre manière de procéder, au moyen de l’onction d’huile, après avoir appelé les anciens, et prié pour amener le malade à se repentir. « La prière de la foi sauvera le malade » précise Jacques. Le mot sauver, dans le texte, désigne la guérison physique.
Les dons spirituels
Dans la première épître aux Corinthiens, au chapitre 12, Paul mentionne deux fois les dons spirituels. Il s’agit du don de guérison et de celui qui opère des miracles. Le don de guérison s’adresse à ceux qui sont malades dans leur corps. Le don qui opère des miracles s’adresse à ceux à qui il manque un membre, par exemple, et qu’il est impossible de guérir. Dieu a donné ces deux dons pour être exercés dans l’église, pour répandre ses bénédictions sur son peuple. Nous réjouissons le coeur de notre Père Céleste lorsque nous acceptons ce qu’Il nous donne en utilisant ces dons.
Mais aussi, faut-il que nous nous positionnions en lui. Demandons-lui la guérison et faisons-lui entièrement confiance car notre guérison est au coeur de sa volonté et de sa miséricorde. Et tenons-nous fermes dans ce qu’il nous a déjà donné au travers de son Fils ! Cependant, veillons à ce que notre désobéissance ne nous entraîne pas sur le chemin de la maladie, et poursuivons notre vie de foi, dans l’obéissance à sa Parole et l’exercice des dons spirituels, qui nous soutiennent tant, et nous maintiennent dans une vie qui croît sans cesse à la ressemblance de Jésus, et manifeste en nous, à la fois, la puissance de sa résurrection, et la communion à ses souffrances au travers de notre témoignage et notre amour de notre prochain.
Pierre-Daniel Martin
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