Enseignement

Pas d’Assemblée avant la Pentecôte

Dans l’Ancien Testament, Dieu avait un peuple, Israël, avec lequel il avait fait une alliance ; mais ce n’était pas là l’assemblée, qui a avec Christ une relation beaucoup plus intime et bénie qu’Israël avec son Dieu. Une seule fois, dans le Nouveau Testament, le peuple d’Israël est appelé « l’assemblée au désert » (Actes 7:38). C’était bien, en un sens, une assemblée appelée hors d’Égypte ; mais le contraste est grand avec l’assemblée du Nouveau Testament, la seule assemblée.

L’Ancien Testament présente des types et des « ombres » de l’assemblée : ainsi l’épouse de Joseph, l’épouse de Moïse, le tabernacle où Dieu habitait ; mais l’assemblée de Dieu elle-même n’existait pas en ce temps-là.

Cependant, l’assemblée était déjà présente dans la pensée et les conseils de Dieu dès avant la fondation du monde. C’était le « mystère caché dès les siècles en Dieu » (Éphésiens 3:9) ; « mystère à l’égard duquel le silence a été gardé dès les temps éternels, mais qui a été manifesté maintenant » (Romains 16:25-26).

Le mot « assemblée » (ecclesia) se trouve pour la première fois en Matthieu 16:18, dans la bouche du Seigneur disant à Pierre : « Tu es Pierre (Petros, en grec, une pierre) et sur ce roc (en grec, petra), je bâtirai mon assemblée ». Il en parle donc au futur, puisqu’il dit : « je bâtirai », non pas : « j’ai bâti » ou « je bâtis ». Le texte grec parle d’une action future, point sur lequel s’accordent tous les exégètes et les traducteurs, même si quelques-uns voudraient interpréter différemment.

Le deuxième passage mentionnant l’assemblée se trouve en Matthieu 18:17, où des instructions sont données concernant des fautes personnelles appelant une discipline. De toute évidence, c’est encore une allusion à quelque chose de futur ; sinon, certainement, alors que le Seigneur était avec ses disciples, le cas d’un frère coupable lui aurait été soumis.