Il y a un avertissement à tous les pères dans le bref commentaire de l’Esprit de Dieu parlant de David qui s’était abstenu de discipliner son fils Adonija. « Son père ne l’avait jamais chagriné, en disant : Pourquoi fais-tu ainsi ? » (1 Rois 1:6). Ce manquement de David, de ne pas reprendre ou discipliner son fils, est relevé par Dieu à l’occasion de l’exaltation d’Adonija contre la pensée révélée de Dieu, en disant : « Moi, je serai roi », alors que la mort de son père approchait. Dieu avait précédemment déclaré que Salomon succéderait à David comme roi. Pour Adonija, se faire maintenant proclamer roi était un grave acte de rébellion contre l’Éternel et contre sa volonté révélée.
Dieu rapproche intentionnellement ces deux faits : d’une part l’exaltation d’Adonija et sa rébellion contre le propos de l’Éternel, d’autre part le manquement de David à discipliner Adonija dans son enfance et sa jeunesse. Dieu veut que nous constations le résultat humiliant des voies insouciantes de David à l’égard de son fils. Sa rébellion était le résultat de la faute de David comme père.
Ce fils semble avoir été le préféré à la maison — chose mauvaise tant pour le père que pour le fils (voir aussi le trouble provoqué dans la maison d’Isaac par la même raison, Genèse 25:28 ; 27) — et David était très tendre et faible avec lui, le laissant faire ce qu’il voulait. Il n’avait jamais chagriné Adonija, et maintenant il lui faut en moissonner le fruit amer. Le fils chagrinera certainement le père si le père n’a jamais chagriné le fils. Il y a eu une grande faute de la part de David dans ses soins jaloux et pleins d’amour pour ce fils. Car après tout, pour David, avoir chagriné son fils pour son bien aurait manifesté un amour plus profond à son égard que de le laisser suivre ses propres voies. Le manquement qui avait duré longtemps à la maison éclate maintenant à l’extérieur et prend une forme publique. Et tout cela est rapporté pour notre instruction et notre profit.
Quelqu’un a très justement exprimé la pensée que si les parents ne gouvernent pas leurs enfants, ceux-ci, avec le temps, gouverneront leurs parents, car le gouvernement doit être quelque part.
« Le relâchement de la discipline » a écrit un auteur chrétien, « ou même son abandon, de la part des parents, ne peut qu’engendrer la désobéissance chez les enfants, et face à un danger aussi manifeste, tous les autres moyens de correction ne sont que de bien faibles roseaux pour détourner une tempête prête à s’abattre ».
Et encore « c’est un fait bien connu, que les parents qui sont non seulement bons envers leurs enfants, mais qui aussi les élèvent dans la stricte obéissance sont toujours d’autant plus aimés et estimés par ceux-ci ; tandis que les parents trop indulgents, en général, ne gagnent de leurs enfants, ni gratitude ni respect ou affection ».
Nous aimerions ajouter que si nous avons adressé ces remarques sur la nécessité de punir la désobéissance, aux pères, sur lesquels repose la plus grande responsabilité dans la maison, elles s’appliquent aussi aux mères, qui doivent travailler en harmonie avec les pères et agir en discipline envers leurs enfants.