Lorsque Jésus dit à ses disciples : « Le Père vous donnera un autre consolateur », cela signifie qu’il y a un Consolateur avant le Saint-Esprit. Pour nous cela est évident que c’est Jésus-Christ le premier Consolateur, Celui qui est maintenant notre avocat auprès du Père céleste (1 Jean 2:1).
Le peuple d’Israël était dans l’attente du Messie de Dieu. Siméon qui était un homme juste et pieux, attendait la consolation d’Israël car il avait été divinement averti par le Saint-Esprit qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le Messie de Dieu (Luc 2:25-26). Anne la prophétesse vit en Jésus le Rédempteur de Jérusalem (Luc 2:36-38). Jésus fut donc le Messie de Dieu venu pour accomplir les paroles prophétiques d’Ésaïe : « Consolez, consolez mon peuple, parlez au cœur de Jérusalem » (Ésaïe 40:1).
Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu’il demeure éternellement avec vous, l’Esprit de vérité… (Jean 14:15-16)
Selon le dictionnaire, la consolation est le soulagement d’une affliction. La première venue de Jésus était d’abord pour consoler le peuple d’Israël, c’est-à-dire mettre un terme à sa servitude (Ésaïe 40:2). Jean-Baptiste fut cette voix qui annonça cette Bonne Nouvelle au peuple (Ésaïe 40:3-4). Il amena ainsi une partie du peuple d’Israël à la repentance afin que la « Gloire de l’Éternel soit révélée » en la personne de Jésus le Messie (Ésaïe 40:5). Pourquoi le peuple avait-il besoin de se repentir ? Il s’était éloigné de la Torah de Moïse parce que des mauvais bergers avaient mis sur eux le joug pesant de la Tradition des Anciens, annulant ainsi la Torah au profit de cette Tradition (Matthieu 15:6). Jean-Baptiste fut donc l’Élie qui ramena le peuple vers le cœur des pères (Abraham, Moïse), vers les promesses faites à Abraham et vers la Torah donnée à Moïse (Malachie 4:4-6).
Jésus proposa donc de mettre fin à ce joug de façon spirituelle en expiant leur iniquité à leur place (Ésaïe 40:2) et de façon naturelle en devenant leur nouveau Berger selon le cœur de Dieu (Ésaïe 40:11). Jésus fut la victime expiatoire qui permettait le pardon des iniquités et le Bon Berger qui pansa et guérit ses brebis par ses nombreux miracles. Cependant, cet appel à changer de vie était un appel individuel. Certains acceptèrent, mais beaucoup refusèrent de reconnaître en Jésus le Messie de Dieu. La consolation du peuple d’Israël fut donc partielle car individuelle… le plan de Dieu pour le peuple d’Israël n’est donc pas totalement accompli.
Jean-Louis Coraboeuf