Enseignement

Jeunes hommes de l’écriture - W. T. P. Wolston - (7/10)

Jonathan ou un bon départ (1 Samuel 18:1-4 ; 19:1-7 ; 20:1-40 ; 23:14-18 ; 31:1-13)

Nous considérons la manière d’agir de Jonathan comme un beau départ. Nous avons ici un tableau de la manière dont un homme vraiment converti à Christ s’engage à Le suivre : c’est un abandon complet entre Ses mains. L’Ancien Testament est plein de figures. David est un type de Christ, Jonathan, du pécheur sauvé. Nous avons une belle image de ce qui a lieu quand l’âme comprend ce qu’est la délivrance, et que son cœur est attiré par le Libérateur et se lie à Lui. C’est une chose très importante d’avoir le cœur complètement livré à Celui qui nous a béni et délivré ; et c’est ce que nous trouvons ici. Jonathan comprend qu’il a été entièrement délivré par David, et il s’abandonne entièrement à Lui. Tout ce qu’il est et tout ce qui lui appartient, il l’abandonne complètement à David. C’est une illustration de ce qui a lieu dans notre âme et notre cœur quand nous trouvons Christ. Apprenez seulement l’amour de Jésus, ce qu’Il est et ce qu’Il a fait pour vous, et vous vous abandonnerez entièrement à Lui.

Jonathan s’attache à David

Maintenant observons ce qui suit la mort du géant dans la scène qui est devant nous. « Et les Philistins, voyant que leur homme fort était mort, s’enfuirent », et les fils d’Israël « pillèrent leur camp » (1 Samuel 17:51, 53). Les ennemis sont dispersés et rien ne reste à faire aux hommes d’Israël et de Juda, que de piller ce que la victoire de David a obtenu pour eux. Ensuite David revient et il est conduit devant Saül. Et qu’a-t-il amené avec lui ? La tête du Philistin dans sa main. Il est le vainqueur, et il a la preuve de sa victoire dans sa main. Il s’avance vers le roi, sortant des rangs d’Israël. Il a l’épée du géant dans une main et sa tête dans l’autre. Il ne dit pas une parole ; il n’en a pas besoin. L’épée et la tête qu’il portait « racontaient » toute l’histoire de sa victoire plus éloquemment que des paroles. C’est à ce moment que le cœur de Jonathan est saisi. Il y a ici plusieurs points dignes de remarque au sujet de Jonathan. Quand David était entré dans le camp, savez-vous ce que faisait Jonathan ? Il tremblait. Oh ! dites-vous, comment le savez-vous ? Eh bien, les versets 11 et 24 nous disent qu’ils furent tous effrayés et s’enfuirent ; et Jonathan, bien qu’il ne soit pas nommé, était dans le camp. A ce moment-là, c’était un Jonathan anxieux. Quand David est sorti pour rencontrer l’ennemi, et quand Jonathan a fixé ses yeux sur lui, il était dans une disposition optimiste, c’était un Jonathan plein d’espoir. Alors qu’il regardait ce combat extraordinaire, il a vu le géant tomber, et sa tête a été tranchée par David avec sa propre épée ; il a été immensément soulagé. Je suis sûr qu’il aurait pu dire : « Je suis délivré ». Il ne pouvait que l’être quand il a su que l’ennemi était vaincu. Ensuite, au moment où l’armée d’Israël s’est introduite pour piller le camp, Jonathan a été enrichi. Le cœur de Jonathan est touché et il se consacre. L’un d’entre vous, lecteurs, s’est-il vraiment consacré au Seigneur ? « Et il arriva, comme il achevait de parler à Saül, que l’âme de Jonathan se lia à l’âme de David ; et Jonathan l’aima comme son âme » (1 Samuel 18:1). Qu’est-ce qui attirait Jonathan ? Avait-il trouvé un attrait personnel chez David et dans son abnégation ? C’était quelqu’un dont je ne savais rien, mais qui, en voyant leur détresse et leur misère, avait « mis sa vie dans sa main », et au risque de sa vie il a sauvé la sienne. L’amour pour David jaillit dans son cœur, au point « qu’il l’aimait comme son âme », dit l’Écriture. L’amour de David a engendré son amour. « Nous, nous aimons parce que lui nous a aimés le premier » (1 Jean 4:19). Je ne vous demande pas d’aimer Jésus, mais je peux vous dire que Jésus vous aime. Je ne demande pas à un homme de donner son cœur à Jésus ; mais si votre cœur est attiré par le sentiment de l’amour de Christ pour vous, vous céderez sans effort à son appel. Vous ne pourrez pas vous empêcher de L’aimer, comprenant qu’Il vous a aimé, le premier. Saisissez bien que si vous servez la convoitise, le péché et le diable et que vous vous jetiez dans les plaisirs, vous allez directement vers un jugement éternel certain. Jeune homme, toi qui marches dans le péché, le Sauveur est venu, et il est mort pour sauver des hommes tels que toi. Saisis la vérité qui a tellement touché Paul : Il « m’a aimé et s’est livré lui-même pour moi » (Galates 2:20). L’attachement personnel à Christ est une grande bénédiction. N’aie pas honte de dire que tu Lui es attaché. Ce n’est pas de peu d’importance d’être un chrétien dans ce monde. Mais « professer » appartenir à Christ sans le connaître réellement est sans valeur. Par « chrétien » nous voulons parler d’un homme dont le cœur a été profondément touché par l’amour de Christ, qui a vu son Sauveur mourant sur le bois à sa place. Un poète a écrit : « Il a souffert dans l’ombre, afin que nous puissions voir la lumière ». Il a été abandonné afin que nous puissions être acceptés dans la présence de Dieu. Agissons envers Jésus, comme Jonathan l’a fait vis-à-vis de David. « Et il arriva… que l’âme de Jonathan se lia à l’âme de David ». Si nous regardons vers le ciel, nous voyons un Sauveur ressuscité qui est remonté vers le Père, un Homme à la droite de Dieu. Cet Homme est notre Sauveur dans la gloire, et nous voudrions que le monde entier puisse nous entendre témoigner de son amour, de sa victoire et de sa valeur. Dans la gloire il y a un Homme vivant, qui a été une fois mort sur le bois de la croix pour moi. Il m’a délivré et m’a sauvé : cet Homme dans la gloire est mon Sauveur, mon Seigneur et mon Maître. Dieu veuille que chacun puisse faire la même confession ! Ensuite puissions-nous imiter Jonathan qui « parce qu’il aimait David comme son âme… s’est dépouillé de la robe qui était sur lui, et l’a donnée à David, ainsi que de ses vêtements, et également son épée, son arc et sa ceinture » (1 Samuel 18:3-4). Je pense que c’était un beau spectacle devant toute cette assemblée. Le fils du roi s’est approché de ce simple jeune berger et s’est dépouillé de sa propre robe royale. Son cœur appartenait à David. Il l’aimait « comme son âme » et il lui a tout donné. Il lui a dit : David, je suis à toi ; ton amour a produit en retour le mien. - Que dites-vous au Seigneur ? Si vous êtes converti, avez-vous ce même langage : Jésus, je suis à Toi ? - Nous rendons grâces à Dieu si, vraiment, vous pouvez parler ainsi : Jésus, je suis à Toi, esprit, âme et corps. A toi, Seigneur, pour vivre pour Toi ! Te servir et mourir pour Toi, par pure grâce, s’il le faut. - Le Seigneur aime voir nos cœurs vraiment « pour Lui ». Il dit à chacun : « M’aimes-tu ? » (Jean 21:16-17). Jonathan a montré son amour envers David, d’une façon pratique ; que le nôtre le soit ainsi envers Christ. Un jeune homme, nommé Jo, avait pris l’habitude de jouer du banjo dans les cafés. Un jour, il marchait dans la campagne, quand il entendit une voix. Il regarda par-dessus la haie, et il vit une foule. Il sauta par-dessus la haie. Que se passait-il ? Ce n’était pas un match de football : c’était une prédication en plein air, et il a voulu entendre ce qui se disait. Il fut convaincu, intéressé, et il entendit parler de Jésus et de l’amour du Sauveur. Il écouta, crut, et fut sauvé. Il accepta Christ pour son Sauveur, et son cœur fut rempli de joie. Que se passa-t-il alors ? Il rentra directement chez lui, se rendit au coin du feu, là où son banjo était suspendu. Il le décrocha et le brisa sur son genou. Sa femme lui demanda ce qu’il faisait. Il répondit : Je suis converti, et je ne peux plus me servir du banjo dans les cafés, par amour pour le Seigneur. - Il jeta le banjo brisé dans le feu. C’était un acte simple, mais qui montrait ce que Jo avait ressenti dès le moment de sa conversion. Quand un homme est réellement passé du côté du Seigneur, il a toujours un témoignage à rendre. Il commence par suivre le Seigneur. Il est comme l’aveugle Bartimée qui, une fois guéri, « le suivit dans le chemin » (Marc 10:52). Jonathan livre son cœur et tout ce qu’il possède à David. C’était un abandon complet à son Libérateur. C’est ce qui est demandé aujourd’hui à toute personne qui se convertit. Abandonnez-vous de tout votre cœur au Seigneur. Le dévouement paie ; la « tiédeur » est une grande faute. Hélas ! il y a bien des croyants qui ont « trop » de Christ pour jouir librement de ce monde, et « trop » en eux du monde pour jouir pleinement de Christ ! Il faut éviter soigneusement cette classe de personnes. Ils ne servent à rien dans l’assemblée et ne sont pas pour autant respectés par le monde !

Jonathan fait alliance avec David, mais refuse finalement de s’associer à son humiliation

Saül, très probablement irrité par ce dévouement complet de Jonathan vis-à-vis de David, a commencé à avoir de l’aversion pour David et à le persécuter. Trois fois il a cherché à le tuer avec sa lance. Ensuite David s’enfuit et disparaît de la scène ; et « Jonathan parla en bien de David à Saül, son père. Il lui dit : Que le roi ne pèche point contre son serviteur, contre David, car il n’a point péché contre toi ; et même ce qu’il a fait est très avantageux pour toi. Car il a mis sa vie en sa main, et a frappé le Philistin » (1 Samuel 19:4-5). Seul résultat : Saül jette sa lance contre Jonathan (1 Samuel 20:33). Il avait essayé de tuer David, mais après son départ, il cherche à tuer Jonathan, qui prenait le parti de David. C’est exactement la même chose pour le chrétien ; quand son entourage s’oppose à Christ, il doit prendre le parti de son Seigneur. Dans ce cas, il ne doit pas s’attendre à autre chose qu’à la persécution. Le Seigneur Jésus a dit : « L’esclave n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront aussi ; s’ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre » (Jean 15:20). Cette méchante attitude de Saül aurait dû ouvrir les yeux de Jonathan. David était le « roi selon le cœur de Dieu », et il aurait dû s’identifier complètement avec lui, quelle que soit la perte qui s’en serait suivie pour lui sur la terre ! Jonathan aurait dû être entièrement pour David. Il sort dans la campagne et lui parle, mais il ne l’accompagne pas dans la caverne d’Adullam (1 Samuel 22:1-2). Il reste lié par ses liens de famille, par ses affections naturelles, comme plus d’un chrétien le fait également aujourd’hui par lâcheté. Un peu plus tard, Jonathan « alla vers David dans le bois, et fortifia sa main en Dieu ; et il lui dit : Ne crains pas, car la main de Saül, mon père, ne te trouvera pas ; et tu règneras sur Israël, et moi je serai le second après toi ; et Saül, mon père, le sait aussi » (1 Samuel 23:16-17). En quelque sorte, il dit à David : Tu seras roi, et je me réjouis de savoir que tu seras le premier, et moi, je serai le second. - « Et ils firent alliance tous les deux devant l’Éternel ; et David demeura dans le bois, et Jonathan s’en alla à sa maison » (1 Samuel 23:18). Il aurait dû jeter, sans restriction, son lot avec David et le suivre pleinement. S’il avait agi ainsi, il aurait été préservé, et il aurait peut-être eu cette seconde place désirée dans le royaume. Mais il a été tué sans gloire sur la montagne de Guilboa. David est monté sur le trône, tandis que le corps de Jonathan a été cloué sur la muraille de Beth-Shan (1 Samuel 31:10). On doit noter l’absence du nom de Jonathan au moment où David parle de ses « hommes forts », et rappelle les actes de ceux qui lui ont été fidèles au temps de son rejet (2 Samuel 23). David ne pouvait pas mettre son nom parmi ceux de ses hommes forts comme il l’a fait pour tous ceux qui ont été remarquablement fidèles durant son exil. Retenons que le Seigneur compte que nos cœurs Lui restent fidèles. La fin de Jonathan a été beaucoup moins brillante qu’elle n’aurait pu l’être ! Dieu mentionne cette triste réalité comme un avertissement pour nous tous. Que le Seigneur nous accorde de donner notre cœur à Christ (Proverbes 23:26). Jeunes gens, prenez un bon départ – un départ pour la gloire, en compagnie des rachetés. Décidez-vous aujourd’hui à suivre le Seigneur. Il en est digne. L’amour pour Christ est précieux. Supposons que j’aie plusieurs cœurs, je les donnerais tous à Jésus ! Il est mort pour moi. Puissiez-vous être par grâce rendu capables de vous livrer au Sauveur à partir de maintenant et de Le servir fidèlement jusqu’à ce qu’Il vienne.

D’après W. T. P. Wolston